L’ADN modifié pour lutter contre le vieillissement ?

Brian Hanley, un scientifique américain, est persuadé que s’injecter de l’ADN modifié permet de ralentir le vieillissement des cellules humaines. Ce spécialiste en biologie, également fondateur du l’entreprise de microbiologie Butterfly Sciences, s’en est d’ailleurs volontairement fait injecter dans la cuisse. « Je voulais le prouver, je voulais le faire pour moi et je voulais faire des progrès. » a-t-il déclaré lors d’un entretien mené par le prestigieux MIT Technology Review.

Pour le professeur Hanley, l’injection d’ADN modifié serait un traitement anti-âge efficace. La raison est qu’il s’agit de copies du gène responsable de la sécrétion de la GHRG, l’hormone de libération de l’hormone de croissance.

ADN sédiments

Il faut savoir que cette molécule contribue activement à la croissance et au maintien du système immunitaire. Sa sécrétion diminue cependant avec l’âge et cela fait donc deux ans que le scientifique se fait régulièrement injecter le traitement dans la cuisse gauche. Les molécules sont commandées dans un laboratoire privé pour la somme de dix mille euros.

Injection puis électrocution

Depuis l’été 2015, Brian Hanley se fait injecter de l’ADN modifié dans la cuisse gauche par un spécialiste en chirurgie esthétique. Le traitement ne s’arrête pas là, une fois l’ADN injecté, le scientifique se fait ensuite envoyer une décharge électrique dans la jambe par le biais d’électrodes.

Cette technique n’est pas étrangère en microbiologie.

Selon les explications de Marie-Pierre Rols, chercheuse à l’institut de pharmacologie et de biologie structurale (IPBS) de Toulouse : « La technique consiste à appliquer des impulsions électriques calibrées sur des cellules. Elle permet de perméabiliser les membranes en créant des pores afin d’y faire entrer des molécules d’intérêt comme de l’ADN ou des médicaments anticancéreux. »

Certains chercheurs sceptiques

Théoriquement, l’expérience de Brian Hanley permettrait de faire rajeunir les cellules de son organisme et lui faire retrouver santé et tonus. Certains chercheurs restent quand même sceptiques quant à la véritable réussite d’un tel traitement. Pour sa part, Marie-Pierre Rols se montre plus mitigée sur la question : « Le vieillissement est un processus naturel, vouloir le stopper en injectant de l’ADN est pour le moment utopique ! »

Il faut savoir que les tests menés par Brian Hanley ne sont pas nouveaux. En septembre 2015, une scientifique du nom d’Elizabeth Parrish s’était également fait injecter de l’ADN. Un an plus tard, ses cellules auraient rajeuni d’une bonne vingtaine d’années.

Les résultats de l’expérience n’ont cependant pas encore été publiés, ceux de Brian Hanley non plus.

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Mots-clés biologiegénétique