Affaire Blizzard : l’éditeur sort du silence et revoit ses décisions

L’affaire entre Blizzard et le joueur hongkongais prend une nouvelle tournure. Pour rappel, Blizzard a sanctionné un joueur professionnel de Hearthstone pour avoir clamé un slogan pro-Hong Kong à l’antenne, le 8 octobre dernier. Cette décision a engendré des critiques virulentes de la part du public, des médias et même des employés de la firme.

C’est ainsi que le vendredi 11 octobre, Blizzard a décidé de revoir les sanctions qu’il a imposées à Chung « Blitzchung » Ng Wai. Ce dernier a ainsi pu récupérer ses gains et ses prix, mais reste suspendu du tournoi officiel pendant six mois.

Quant aux deux radiodiffuseurs chinois qui ont soutenu Blitzchung, Blizzard ne les a pas renvoyés. Ils ont simplement été suspendus de leur poste en tant que « lanceurs » officiels du tournoi Hearthstone, également pendant une durée six mois.

Le président de Blizzard s’explique

Pour faire face à toutes les critiques qui tombent sur la société depuis quelques jours, le président de Blizzard, J. Allen Brack, a décidé de répliquer. D’après lui, le slogan pro-Hong Kong que Blitzchung a clamé à l’antenne était une violation au règlement. Il a insisté sur le fait que l’émission officielle accueille tout le monde et que chacun est libre de s’exprimer, mais qu’il est indispensable que l’émission reste focalisée sur le tournoi.

Ainsi, Blizzard continuera de mettre en vigueur ses règlements pour que le centre d’attention des émissions officielles soit le jeu et non les opinions politiques. « Les émissions de Blizzard ne sont pas des plateformes de divisions », a martelé J. Allen Brack.

« La Chine n’a eu aucune influence sur nous »

Pour beaucoup, la sanction de Blizzard serait liée à ses rapports avec la Chine, ce qui a valu une double condamnation pour l’éditeur de jeux. « Aucune société américaine ne devrait interdire les appels à la liberté pour ses profits personnels », a notamment déclaré le sénateur américain Ron Wyden.

Les critiques n’ont pas tardé à arriver aux oreilles du président J. Allen Brack qui s’est empressé d’affirmer que les opinions politiques de Blitzchung et la Chine n’avaient rien à voir avec la décision de Blizzard. « Nos relations avec la Chine n’ont eu aucune influence sur notre décision », a-t-il indiqué.

Oui, mais c’est sans compter les déclarations de Blizzard China, la semaine du 8 octobre, qui avait clamé s’opposer à l’expression et toujours défendre la dignité de la Chine par tous les moyens. Affaire à suivre donc.

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