Affaire Boeing 737 Max : le constructeur écope d’une amende salée

Si vous vous en souvenez, il y a quelques années, le crash des vols Lion Air 610 et Ethiopian 302 vols ont emporté de nombreuses vies. Les appareils impliqués dans ces accidents étaient tous des 737 Max de la firme Boeing. Apparemment, le problème de ces Boeing 737 Max venait de leur outil MCAS (Manoeuvring Characteristics Augmentation System).

Et selon les dernières informations, dénoncé par ses propres employés, Boeing devra payer le prix fort. À savoir des sanctions financières s’élevant à plus de 2,5 milliards de dollars, pour ces incidents qui auraient apparemment pu être évités. Le Département de la Justice a annoncé cette décision le jeudi 7 janvier dernier.

Un avion dans le ciel

Photo de Trinity Moss. Crédits Unsplash

Comme vous le savez, après le second crash, tout vol impliquant un Boeing 737 Max fut interdit durant un bon bout de temps. Mais depuis novembre 2020, après avoir remédié aux soucis avec l’outil MCAS, le constructeur américain a de nouveau bénéficié d’une autorisation de la FAA (Federal Aviation Administration) pour le redéploiement de ses 737 Max.

Des crash que Boeing aurait pu éviter

Pour rappel, en octobre 2018, le vol Lion Air 610 s’est écrasé dans la mer de Java (océan Pacifique), 13 minutes après avoir décollé de Jakarta (Indonésie). Et en mars 2019, le vol Ethiopian Airlines 302 s’est crashé, seulement 6 minutes après son décollage en Éthiopie. Malheureusement, le crash du vol Lion Air 610 a emporté 189 personnes, celui d’Ethiopian Airlines a fait 157 victimes.

Selon le groupe d’évaluation des aéronefs de la FAA, ce sont les propres employés de Boeing qui l’ont dénoncé durant les enquêtes menées, indiquant que la firme dissimulait la vérité. Apparemment, si le MCAS des deux 737 Max était défaillant, c’était à cause de la taille des turboréacteurs qui ont modifié l’aérodynamisme des appareils. Mais Boeing avait préféré cacher ces informations.

En outre, les deux appareils impliqués dans ces accidents n’étaient pas équipés d’un dispositif de sécurité destiné à prévenir les pilotes au cas où un problème en rapport avec des capteurs de vol se présente. Dispositif que Boeing a classé en tant que « supplément facultatif ».

Une note salée pour le constructeur américain

Pour faire face à ces défaillances, apparemment reportées à maintes reprises, Boeing a dû se débrouiller sans son PDG, Denis Muilenburg qui a préféré donner sa démission plutôt que devenir complice dans la situation.

Maintenant que ce problème de MCAS est réglé et après avoir accepté les faits, Boeing écope donc de plus de 2,5 milliards de dollars d’amende. Un montant qui comprend une sanction pénale (243 millions de dollars), l’indemnisation des proches des victimes (500 millions de dollars) et celle des clients des compagnies aériennes (1,77 milliard de dollars).