Affaire Cambidge Analytica : Facebook regrette ses menaces contre la presse

L’affaire Cambridge Analytica a pris le géant des réseaux sociaux au dépourvu. Pour étouffer le scandale, Facebook a même porté des menaces de poursuite en justice à l’encontre des journalistes du Guardian. Depuis, les responsables du réseau social, à commencer par Mark Zukerberg, se sont confondus en excuses.

De son côté, Campbell Brown, le responsable des partenariats actualités sur Facebook a affirmé : « Si cela avait été moi, je n’aurais probablement pas menacé de poursuivre The Guardian. » Quant au PDG de la firme, il a signalé une véritable rupture de confiance vis-à-vis des abonnés au réseau social.

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Mark Zuckerberg a de son côté multiplié les interviews dans le but de régler le scandale causé par Cambridge Analytica.

Petit rappel des faits

Cambridge Analytica, le cabinet de conseil numérique qui s’est chargé de la campagne présidentielle de Trump, a exploité frauduleusement les données confidentielles des utilisateurs de Facebook. Les tests de personnalité en ligne ont été mis en place afin de mieux extraire les informations des différents profils. D’après le PDG du géant des réseaux sociaux, il aurait dû rendre cette affaire publique depuis 2015.

Dès lors, The Guardian et The New York Times ont eu écho des méfaits de Cambridge Analytica. La journaliste chez Guardian, Carole Cadwalladr, a affirmé que Facebook n’avait pas hésité à menacer la presse pour empêcher que les nouvelles soient rendues publiques.

Un manque de vigilance

Aveuglé par son succès, Facebook n’a pas réalisé l’ampleur des torts causés par Cambridge Analytica. D’après Brown, une ex-journaliste de CNN et travaillant pour Facebook : « Nous avons été trop axés sur le positif et n’étions pas assez vigilant sur le négatif. » Elle conclut que le géant des réseaux sociaux a été pris au dépourvu.

Depuis les révélations sur les agissements de Cambridge Analytica, la plateforme sociale a annoncé que la sécurité des données des utilisateurs sera renforcée. Facebook est également prêt à accéder à la demande des sénateurs, c’est-à-dire de témoigner devant le Congrès des États-Unis. Mark Zuckerberg encourage actuellement les nouvelles règlementations qui visent la transparence en matière de publicité sur la toile.

Curieusement, les géants IT semblent être très attentifs aux requêtes des utilisateurs quand ils sont en crise. Est-ce que Facebook s’en tirera aussi facilement sur cette affaire ?

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