Affaire Cambridge Analytica : il y a eu plus de victimes que prévu

L’affaire Cambridge Analytica est une affaire portant sur l’absorption de dizaines de millions de comptes d’utilisateurs Facebook par le cabinet spécialisé dans l’influence politique qui a contribué à la victoire de l’actuel président américain Donald Trump aux élections présidentielles de 2016.

Depuis le mois de mars, Facebook fait face à une grande crise puisque des millions de données d’utilisateurs ont été exploitées frauduleusement. Dans un communiqué publié mercredi, le réseau social estime que le total des comptes pouvant être concernés par ce siphonnage de données pourrait atteindre les 87 millions.

Ce chiffre contredit l’estimation maximale publiée par le New York Times et le Guardian à la fin du mois de mars 2018 qui était de 50 millions de comptes.

Une estimation des comptes affectés revue à la hausse

Selon Mark Zuckerberg, le nombre de comptes concernés par ce problème ne pouvait dépasser les 87 millions. Une source proche de Facebook a déclaré que plus de 210 000 personnes en France ont pu être touchées, mais la majorité des personnes affectées se trouvent aux États-Unis.

Quelques heures seulement après la publication du communiqué, Cambridge Analytica a tenu à contredire le chiffre évoqué. Le cabinet déclare n’avoir récupéré les données que de 30 millions de comptes.

L’entreprise décharge en outre une partie de sa responsabilité sur GSR, le sous-traitant qui lui fournissait ces données.

Mark Zuckerberg assume sa responsabilité

C’est par le biais une application de GSR appelée “thisisyourdigitallife” que Cambridge Analytica a pu obtenir ces données personnelles.

L’application proposait un questionnaire qui collectait des informations sur les utilisateurs ainsi que leurs amis. L’outil avait été installé par 300 000 personnes dans le monde, dont 73 en France.

Facebook assure que chaque utilisateur concerné par l’absorption de données sera contacté. Quant à Mark Zuckerberg, il a reconnu et a accepté sa responsabilité et son erreur dans cette affaire. Pour l’instant, il semblerait que le conseil d’administration de la plateforme n’ait pas encore abordé la question de sa démission.

Néanmoins, l’actuel PDG déclare qu’il prendra actuellement des mesures drastiques concernant la sécurité des données des utilisateurs, mais aussi sur l’accès des applications et services tiers au réseau social.

En marge à ces mesures, Mark Zuckerberg continue de croire qu’il est le plus à même de diriger Facebook. Ces temps-ci, il a même multiplié les interventions médiatiques pour rassurer les utilisateurs et les pouvoirs publics. Mark Zuckerberg devra faire face au Congrès américain le mercredi 11 avril 2018.

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