César Sayoc Jr avait un compte Twitter et il a été signalé à plusieurs reprises… sans qu’aucune mesure ne soit prise

L’affaire des colis piégés se poursuit aux États-Unis. Depuis le début de la semaine, plusieurs personnalités pro-démocrates ont reçu des paquets contenant une bombe. On peut citer Barack Obama et Hillary Clinton. Aucune des bombes n’a explosé, mais le geste n’en reste pas moins très grave.

Alors qu’un suspect a été appréhendé par les autorités le 26 octobre 2018, on apprend que toute l’histoire aurait pu être évitée si Twitter avait pris la peine de remarquer que César Sayoc Jr, l’expéditeur présumé des paquets, avait en fait un compte sur sa plateforme et qu’il y avait déjà publié plusieurs menaces à l’encontre de ceux qui osent critiquer Donald Trump.

Facepalm

Des exemples de publications menaçantes ont été partagés sur Twitter par Rochelle Ritchie, ancienne attachée de presse du Congrès.

Des tweets menaçants

Rochelle Ritchie fait partie des personnes qui ont reçu des menaces de la part de @hardrock2016, le compte Twitter de César Sayoc Jr. « Embrassez très fort vos proches chaque fois que vous quittez votre domicile » lui avait envoyé ce dernier en accompagnant son tweet d’une capture montrant la nouvelle d’un adolescent décédé.

Pour la destinataire, il s’agit clairement de menaces.

Selon les informations récoltées, le compte @hardrock2016 aurait également harcelé de nombreuses autres personnalités politiques ou pro-démocrates sur Twitter tels que le vice-président Joe Biden ou encore Zephyr Teachout, ancien candidat au poste de procureur général de New-York.

Twitter n’a pas réagi

Rochelle Ritchie s’est empressée de signaler les tweets de @hardrock2016 aux modérateurs de Twitter qui lui ont alors répondu avoir « soigneusement » examiné les posts en questions. Selon eux, les posts ne violaient absolument pas les règlements de la plateforme.

Aucune mesure n’a donc été prise contre les tweets menaçants et le compte qui les a postés.

C’est cette réponse inappropriée de la part du réseau social qui a décidé Ritchie à tout partager sur la plateforme. Comme il fallait s’y attendre, la publication de l’ancienne employée du Congrès a créé un véritable tollé général parmi les internautes, forçant Twitter à présenter des excuses publiques. Le site a déclaré être « profondément » désolé d’être resté inactif face aux signalements.

Le compte de César Sayoc Jr a bien évidemment été suspendu, mais le mal est fait et Twitter devra sûrement traîner cette histoire comme un boulet le temps que l’affaire se tasse enfin.

Mots-clés twitter