L’âge limite de l’être humain

Des chercheurs ont mené une étude visant à déterminer l’âge maximum que l’être humain peut atteindre. Les résultats suggèrent qu’on ne peut vivre au-dessus de 150 ans.

La recherche a réuni des experts en biologie et en biophysique. Elle a aussi impliqué une intelligence artificielle. Un volume considérable de données médicales et d’ADN de plusieurs milliers de volontaires aux États-Unis et au Royaume-Uni a servi pour alimenter le système. Cela a permis de développer une application basée sur une IA capable d’estimer avec précision le taux de vieillissement biologique et l’âge limite.

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Les scientifiques sont ainsi parvenus à isoler deux facteurs déterminants : l’âge biologique et la résilience. Le premier est lié à l’hygiène de vie, au stress et à la maladie. Le second est quant à lui en rapport avec la rapidité pour un individu de retrouver son état normal à la suite d’une altération tel qu’un stress.

La méthode a permis de déterminer l’âge maximum pouvant être atteint par un humain, lequel constitue presque le double de l’espérance de vie moyenne actuelle au Royaume-Uni.

Une perte de résilience au-delà de 120 ans

Les chercheurs ont pu compter sur deux précédentes études sur l’ADN. Gero est une société de biotechnologie basée à Singapour. Ses analyses sur des échantillons de sang ont fourni de précieuses données pour déterminer la longévité humaine maximale. Des travaux sur le sang menés par le Roswell Park Comprehensive Cancer Center à Buffalo ont également été sollicités.

La résilience fait référence à la capacité du corps humain à se remettre d’une maladie ou d’une blessure. Dans le cadre de l’étude, sa détermination s’est faite au travers d’un indicateur dynamique de l’état de l’organisme. Cet outil a tenu compte de divers facteurs tels que l’âge, le style de vie et la présence ou non de maladies chroniques. Ainsi, le calcul de la résilience basé sur les données d’activité physique a montré une perte totale de la résilience à partir de 120 ans.

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150 ans et pas plus

Dans l’histoire de l’humanité, l’espérance de vie moyenne se situe entre 20 et 40 ans. Elle est aujourd’hui de 80 ans au Royaume-Uni et environ 78 ans aux États-Unis. L’amélioration de l’hygiène de vie, de la nourriture et l’application de la science médicale ont été déterminantes dans la hausse significative de notre longévité. Les experts estiment qu’à l’avenir, la manipulation génétique et les médicaments pourraient prolonger davantage notre espérance de vie. Cependant, l’indicateur dynamique de l’état de l’organisme fixe la limite à 150 ans.

« Le vieillissement chez l’homme présente des caractéristiques universelles communes aux systèmes complexes fonctionnant au bord de la désintégration. Ce travail démontre comment des concepts empruntés aux sciences physiques peuvent être utilisés en biologie pour sonder différents aspects de la sénescence et de la fragilité afin de produire des actions fortes contre le vieillissement », a expliqué le professeur Peter Fedichev, co-auteur de l’étude.

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