Airbnb envisage de scanner les réseaux sociaux de ses utilisateurs pour identifier les psychopathes

Airbnb fait partie des entreprises de location les plus populaires au monde grâce à une formule assez unique. Toutefois, selon les dernières nouvelles, la société projetterait de passer par l’analyse des comptes de ses utilisateurs sur les médias sociaux dans le but de détecter les éventuels psychopathes avant qu’ils ne fassent une réservation.

Le brevet d’Airbnb, qui a été délivré aux Etats-Unis et publié par l’European Patent Office, explique que l’intelligence artificielle pourrait être utilisée pour évaluer différents traits de personnalité.

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Il y a entre autres la méchanceté, la bonté, la conscience, les tendances antisociales, le névrosisme, le narcissisme, le machiavélisme ou encore la psychopathie.

Selon les explications, ces différents traits de caractère peuvent être détectés à travers des associations d’idées sur les réseaux sociaux.

Comment cela fonctionne-t-il ?

L’intelligence artificielle évalue les utilisateurs en fonction des différents liens observés sur les médias sociaux incluant  les sites web haineux, les pages en relation avec la drogue et l’alcool, et aussi la prostitution. Les personnes mêlées à la pornographie seront d’ailleurs marquées par le système.

A part cela, la technologie aura également pour rôle d’analyser toutes les actualités sur l’utilisateur dont les articles en rapport avec la criminalité.

Une fois toutes les informations obtenues, le système va proposer un « score de compatibilité » afin de déterminer si l’utilisateur est fiable et s’il peut louer une résidence.

On ne sait pas encore quand Airbnb va commencer à utiliser cette technologie ni même s’il le fera, mais il semblerait que l’entreprise envisage de la mettre en place dans un futur proche.

La réaction des utilisateurs face à la nouvelle

Sur Twitter, beaucoup d’utilisateurs ont réagi négativement à la nouvelle. L’un d’eux a même qualifié l’initiative d’Airbnb de « désastre qui attend de se produire ».

Pour un autre utilisateur, l’entreprise serait plutôt arrogante de penser qu’un logiciel puisse être capable d’effectuer cette tâche. Une autre personne a déclaré que si un être humain faisait la même chose que le logiciel, on qualifierait celui-ci de raciste alors que quand il s’agit d’une machine, on l’appelle « brevet ».

Quoi qu’il en soit, avec tous les commentaires négatifs de la part de ses utilisateurs, Airbnb devrait réfléchir à deux fois avant de mettre son projet à exécution. Attendons de voir la suite de l’histoire.

MAJ : L’article initial indiquait que le brevet avait été déposé auprès de l’EPO alors qu’il a simplement été publié par ce dernier après avoir été déposé aux États-Unis.

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