Airbus et la start-up Koniku s’associent pour développer un capteur d’odeurs capable de détecter le coronavirus

Au milieu des restrictions des déplacements aériennes et de l’incertitude de l’avenir de l’industrie aéronautique, Airbus se prépare quand même pour l’après-confinement. L’avionneur européen a trouvé un moyen qui va peut-être aider les passagers à se sentir plus en sécurité lorsqu’ils sont à bord.

En collaboration avec la start-up californienne Koniku depuis 2017, Airbus se penche actuellement sur le développement de capteurs d’odeurs. La biotechnologie ne va pas seulement faciliter la détection de produits chimiques et d’explosifs dangereux comme prévu au tout début. Elle aura également pour mission de localiser automatiquement et sans contact les risques biologiques y compris le nouveau coronavirus.

Airbus se prépare pour l’après- confinement. Crédits: Pixabay

L’initiative a été prise en réponse à la crise sanitaire actuelle et de ses éventuelles répercussions sur les habitudes de consommation des clients des compagnies aériennes.

La manière dont l’appareil va fonctionner

Si l’on en croit le fondateur de Koniku Oshiorenoya Agabi, il suffit que le capteur respire l’air pour pouvoir décerner les composants de ce dernier. Dans l’appareil se trouve un récepteur génétiquement modifié programmé spécialement pour détecter les odeurs douteuses.

Une alarme se déclenche tout de suite dès qu’une menace est repérée.

Au cours d’une entrevue avec le Financial Times, Julien Touzeau, responsable de la sécurité des produits pour les Amériques chez Airbus, a déclaré que la détection peut durer moins de 10 secondes dans les meilleures conditions.

Des tests et d’autres produits en vues

Les capteurs seront soumis à des tests au cours des trois derniers mois de cette année. Ils seront de ce fait déployés dans certains tunnels de contrôle d’aéroport. Le constructeur aéronautique envisage également d’en mettre dans les avions pour mieux contrôler la sécurité et rassurer les passagers.

Au vu de la prévision d’Agabi, on peut dire que fournir des détecteurs olfactifs pour Airbus n’est pas un but pour Koniku mais une étape. Dans les années à venir, la firme compte étendre ses services dans d’autres domaines comme l’agriculture et la défense.

En outre, Koniku prévoit d’élargir sa cible en passant des entreprises au grand public. Un produit ayant la même fonction qu’un alcootest sera créé pour les ménages. Ce sera déployé dans le but de collecter des données qui permettront de détecter bien à l’avance des maladies comme le cancer.