Airbus veut nettoyer l’espace

Airbus travaille sur un nouveau projet très prometteur, un projet visant tout simplement à débarrasser l’orbite terrestre de tous les débris qui s’y trouvent. Pour se faire, l’entreprise a demandé aux ingénieurs de sa filiale défense et aérospatiale de travailler sur un appareil capable de récupérer les satellites inutilisés, des satellites qui sont en fin de vie et qui représente un risque pour les autres appareils environnants.

Les agences spatiales ont placé des centaines de satellites en orbite depuis le début de la conquête spatiale mais beaucoup d’entre eux avaient une durée de vie limitée et ils sont donc devenus totalement incontrôlables.

Poubelle Airbus

Airbus est en train de travailler sur une poubelle de l’espace.

Le problème, bien sûr, c’est qu’ils représentent un risque important pour les autres appareils placés en orbite et c’est précisément ce qui a poussé Airbus à développer ce programme.

Airbus veut nettoyer l’espace de tous les débris laissés par l’Homme

L’entreprise est donc en train de développer le prototype d’un module de désorbitation des satellites, un module qui fonctionnera un peu comme une poubelle de l’espace.

Sobrement baptisé TeSeR, pour Technology of Self-Removal of Spacecraft, le projet est porté par un consortium constitué de dix entreprises différentes, des entreprises qui vont toutes apporté leur soutien à l’avionneur.

Différentes pistes sont envisagées.

La première, c’est d’utiliser un module afin de “pousser” les satellites inactifs vers une orbite située au delà des 36 000 kilomètres d’altitude afin d’éviter qu’ils ne puissent entrer en collision avec les autres appareils situés dans la région. Ce qui revient finalement à déplacer le problème plus qu’à le corriger.

L’autre piste semble plus prometteuse puisqu’elle consiste à utiliser un module équipé de réacteurs afin de faire chuter le satellite en fin de vie vers la terre ferme. De le faire chuter mais aussi de le freiner afin qu’il puisse être détruit lors de son entrée dans l’atmosphère.

Deux pistes sont envisagées pour le moment

Pour le moment, Airbus ne privilégie aucune piste mais c’est assez logique car le projet n’en est qu’à ses premiers balbutiements et il faudra sans doute attendre encore quelques mois avant d’y voir plus clair. En attendant, l’entreprise a attribué au programme une aide de plus de 2,8 millions d’euros jusqu’en 2018 afin que les ingénieurs en charge du projet puisse travailler sur les premiers prototypes.

Prototypes qui seront sans doute présentés l’année prochaine.

Il faut tout de même savoir que Airbus n’est pas le seul à travailler sur un programme de ce type. L’agence spatiale japonaise s’intéresse elle aussi à ce problème et elle est ainsi en train de développer un vaisseau capable de ramasser les débris des fusées et des satellites, un vaisseau qui irait ensuite se désintégrer en entrant dans l’atmosphère.