Alain Robert, le Spider-Man français, a encore frappé

Alain Robert a de nouveau fait son show à Londres. Le surnommé « Spider-Man français » a été arrêté par la police au sommet de l’un des bâtiments les plus hauts de la ville. Après la tour Héron qui mesure deux cent trente mètres, il a gravi la tour Salesforce, à mains nues, sans corde ni autre équipement de sécurité. Le cascadeur a mis une heure pour gravir l’immeuble de quarante-six étages.

Cette fois-ci, l’alpiniste a choisi un quartier très fréquenté. Il a donné des sueurs froides aux spectateurs.

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Comme à son habitude, l’exploit a attiré de nombreux curieux, paralysant une partie du cœur financier de Londres, la fameuse City. Si pour lui, l’escalade est un loisir, ses performances lui ont valu à plusieurs reprises d’être arrêté pour violation de propriété.

La police a isolé les lieux aux alentours de l’immeuble en formant un cordon de sécurité.

Pour Alain Robert, rien n’est jamais trop haut

Arrivé au sommet, Robert a fait un grand signe de victoire. Puis, la police l’a embarqué. Habitué aux interpellations, il garde toujours son passeport pour rassurer les autorités étrangères.

Avant l’escalade, Robert s’est adressé à quelques journalistes dans un hôtel voisin de la tour. « J’adore faire ça, j’ai consacré pratiquement toute ma vie à escalader des montagnes, des falaises, seul et sans matériel de sécurité. Je me sens pleinement vivant quand ma vie est en jeu, justement ! », a-t-il déclaré avant de réaliser ce nouveau défi.

Né le 7 août 1962, à Digoin, en Saône-et-Loire, ce grimpeur de haut niveau s’est spécialisé dans l’escalade rocheuse avant de s’attaquer aux immeubles. Adolescent, il admirait les exploits des grands alpinistes contemporains tels que Bonatti, Messner, etc. Il a également pratiqué sur les falaises du Vercors et de l’Ardèche.

Avant chaque escalade, il a avoué se sentir toujours très nerveux. « […] Mais dès que je commence à grimper, tout va bien, je commence à me concentrer », a-t-il ajouté. Il a escaladé le Burj Khalifa, à Dubaï, la plus haute tour du monde avec ses huit cent vingt-huit mètres de hauteur.

Il est monté sur des monuments comme l’Empire State Building, la Tour Eiffel à Paris ou encore les tours jumelles Petronas de Kuala Lumpur.

Pour Alain Robert, aucun édifice n’est jamais trop haut. À 56 ans, il a gravi plus de cent cinquante gratte-ciels et son palmarès figure trois fois dans le livre Guinness des records.

L’un des solos les plus audacieux de l’histoire

Victime d’un accident en 1982, Alain Robert a fait une chute de quinze mètres de haut, lors d’une descente à cause d’un nœud mal réalisé. Il est resté six jours dans le coma avec des fractures au crâne, au nez, aux poignets, au coude, au bassin et aux talons. Les médecins étaient alors pessimistes en ce qui concernait son sort.

Il a eu de nombreuses séquelles comme des crises d’épilepsie, des vertiges persistants et des dysfonctionnements des articulations.

À partir de 1994, Alain Robert se consacre à l’escalade d’immeubles « free solo », sans corde. Ses performances sont très médiatisées et admirées dans le milieu comme « l’un des solos les plus audacieux de l’histoire ».

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