Alex Jones et Infowars ont été bannis de Twitter

Décidément, le sort s’acharne sur Alex Jones. Après s’être fait bannir de plusieurs plateformes dont Facebook, YouTube et Spotify, l’une des figures emblématiques de l’extrême droite américaine vient de se faire éjecter de Twitter. Le réseau social a pris du temps avant de supprimer Alex Jones de sa plateforme, mais il a fini par suivre l’exemple de ses compères.

D’après les informations, ce serait une vidéo filmée le 6 septembre 2018, montrant une altercation qui aurait éclaté dans les couloirs du Congrès entre Alex Jones et un journaliste de la chaîne de télévision CNN qui aurait poussé Twitter à l’expulser.

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La plateforme a fait connaître sa décision à travers le communiqué suivant : « Les vidéos diffusées par Alex Jones et son site Infowars.com violent notre politique relative aux comportements abusifs. Nous les suspendons définitivement. »

Un conspirationniste de renom

Aux États-Unis, Alex Jones n’est plus à présenter. L’animateur radio est une célébrité dans les milieux conspirationnistes de l’extrême droite américaine. En 2012, il s’était fait remarquer après la fusillade de Sandy Hook qui a touché une école primaire et causé la mort de 27 individus, dont 20 enfants.

À cette époque, il avait affirmé que la fusillade n’était qu’une simple mise en scène et que personne n’y avait perdu la vie. Les théories conspirationnistes d’Alex Jones lui ont permis d’avoir une certaine notoriété sur la toile.

Avant que ses comptes ne soient supprimés, il avait 2,4 millions d’abonnés sur YouTube, 1,2 million de followers sur Facebook et plus de 820 000 abonnés sur Twitter.

Twitter rattrape son retard

Comparé aux autres plateformes, Twitter est celui qui a pris le plus de temps à agir face à Alex Jones. Si Spotify avait supprimé le compte du conspirationniste qui hébergeait plus de 1250 heures d’enregistrements, Facebook, quant à lui, a désactivé son profil personnel. De son côté, YouTube avait effacé toutes ses vidéos.

Avant sa prise de décision, Twitter était donc le seul à avoir hébergé Alex Jones. À l’époque, Jack Dorsey, le PDG du réseau social, avait expliqué que le Texan n’avait pas encore violé les règles de la plateforme. Aujourd’hui, il est évident que Twitter a changé son fusil d’épaule.

Face à son bannissement de la plateforme, Alex Jones a indiqué que c’était une déclaration de guerre.

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