Alexa a décliné plus d’un million de demandes en mariage en 2017

Alexa est du genre farouche. En 2017, l’assistante personnelle d’Amazon aurait mis un râteau à plus d’un million d’utilisateurs en refusant leurs demandes en mariage. C’est du moins ce que rapporte Business Insider, qui s’est vu confirmer l’information par le géant du e-commerce. Ce chiffre n’englobe pas les demandes d’union très certainement formulées auprès de Google Assistant, Siri ou encore Cortana (les IA de la firme de Mountain View, d’Apple et de Microsoft), mais rappelle évidemment l’étonnante romance présentée par Spike Jonze, en 2013, dans son film “Her”. À ceci près qu’ici, la relation sentimentale entre l’homme et la machine plafonne très vite. Amazon avait décidément pensé à tout.

L’IA de la firme de Jeff Bezos est en effet programmée pour décliner automatiquement ce type de propositions au travers d’une ligne de dialogue à la fois amusante, et poétique si l’on veut. “Nous vivons littéralement dans des lieux très différents.“, explique Alexa aux amoureux éperdus avant de conclure : “Je veux dire par là que vous êtes sur Terre est que je vis dans un nuage [cloud en anglais]”. De quoi mettre un terme définitif aux idylles naissantes.

Alexa aurait décliné plus d’un million de demandes en mariage en 2017. Une demande que l’assistante personnelle d’Amazon est naturellement programmée pour refuser… Si sa voix robotique vous faisait triper, abandonnez tout espoir, vous n’avez aucune chance.

Reste que de par leur constance et leur place, parfois privilégiée, au sein des foyers, les assistants personnels feraient souvent office de confidents à leurs utilisateurs. Ce statut permettrait d’ailleurs, toujours selon Business Insider, aux géants de la tech d’affûter les réactions de leurs assistants intelligents dans ce genre de contexte.

Google Assistant, Alexa, Cortana, Siri : les psys du futur ?

Judith Shulevitz, éditorialiste pour The Atlantic, rapportait par exemple avoir un jour confié à Alexa qu’elle se sentait isolée. Un sentiment qu’elle n’avait même pas osé confier à son mari. “Pourquoi nous tournons-nous vers des ordinateurs pour obtenir du réconfort ?“, écrivait-elle dans une longue réflexion publiée cette semaine, et portant sur la place de plus en plus prépondérante qu’occupent les assistants personnels dans nos vies.

Avec leur étrange capacité à susciter des confessions, ils pourraient obtenir un pouvoir remarquable sur notre vie émotionnelle“, ajoutait-elle un peu plus loin. Difficile pourtant d’imaginer, à l’heure actuelle, les IA d’Amazon, Google, Microsoft et Apple autrement que comme d’éventuels déversoirs passifs à nos vicissitudes.

Un constat qui pourrait toutefois être amené à changer au cours des prochaines années. Comme l’expliquait Judith Shulevitz dans son article, Google et Amazon ont l’un comme l’autre recours à des équipes chargées de développer une “personnalité” à leurs IA respectives. L’objectif des deux géants américains est de permettre à Google Assistant, et Alexa, de “parler comme une personne, mais de ne jamais prétendre en être une“.

Il faudra toutefois attendre encore un peu avant d’espérer tenir une conversation complète, et à forte teneur émotionnelle, avec un assistant personnel. Et pour s’en convaincre, il suffit de se rappeler les ratés actuels de ces derniers. Dernier loupé en date pour Alexa, les rires démentiels – et non sollicités – que l’IA poussait sans raison apparente il y a encore quelques mois.

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