Alexa d’Amazon va faire partie de la mission Artemis I de la NASA

Il y a du nouveau concernant la mission Artemis I de la NASA. L’entreprise Lockheed Martin vient d’annoncer qu’un appareil Amazon Echo fera partie du premier voyage du vaisseau Orion. Le but de l’opération ? Etudier comment une technologie de reconnaissance vocale accessible au grand public pourrait être utilisée pour aider les astronautes au cours de leurs futures missions.

Il s’agit en fait d’un projet né du partenariat entre Amazon et Cisco. Le projet est dénommé Callisto et il cherche à démontrer comment l’assistant virtuel Alexa d’Amazon et la plateforme de visioconférence Webex de Cisco peuvent être utilisés pendant les missions spatiales.

Space Launch System de la NASA
Crédits 123RF.com

Selon Rob Chambers, directeur de la stratégie spatiale commerciale et civile chez Lockheed Martin, ils veulent montrer que ce type de technologie peut aider les astronautes en simplifiant leur travail, et en le rendant plus efficace et plus sûr.

Les tâches qui pourraient être exécutées par Alexa

Lockheed Martin espère que la technologie pourra aider les astronautes à accomplir certaines tâches, des plus simples aux plus complexes. Par exemple, le système pourrait permettre à l’équipage d’accéder rapidement à des données sur la trajectoire de vol, et même d’ajuster le vaisseau en utilisant la commande vocale.

Selon les explications de Chambers, pour pouvoir faire des choses comme cela avec le système Callisto, il faudrait par exemple dire : « Alexa, quelle est la température moyenne des batteries, et quelle est la température maximale ? ». Le système va alors traiter les données et fournir un résultat.

Place aux tests

On connait Alexa comme étant un assistant virtuel capable de répondre à des commandes vocales, mais lors de la mission Artemis I, le vaisseau sera inhabité, c’est-à-dire qu’il n’y aura pas d’astronautes. Selon Chambers, il y aura toutefois des « membres d’équipage virtuels » qui vont donner des ordres à l’Intelligence Artificielle.

Chambers a ajouté que ce vol sera l’occasion de tester la technologie pour voir ce qu’elle vaut, ensuite, on pourra voir comment elle peut être utilisée plus tard. Il ne s’agit pas juste d’une utilisation dans le vaisseau Orion mais aussi dans les futurs habitats spatiaux, sur le Gateway, les rovers, et d’autres applications encore à déterminer.

Quand on y pense, contrôler les futurs vaisseaux spatiaux qui seront de plus en plus complexes sera effectivement une tâche assez difficile pour les membres d’équipage, surtout lors des voyages dans l’espace lointain où ils ne pourront pas compter sur le centre de contrôle. L’aide d’un assistant virtuel pourrait alors être la bienvenue.

SOURCE: Futurism

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