Amazon part en guerre contre les faux tirages au sort

En 2018, Amazon a déposé plainte contre des escrocs qui se sont servis de son image pour augmenter le trafic de certains sites web. Après avoir mis la main sur au moins quatre individus, le géant américain du commerce en ligne a pu obtenir réparation des préjudices subis. Il a encaissé 1,5 million de dollars au minimum. Actuellement, une nouvelle enquête est menée contre 50 défendeurs inconnus. Ces derniers sont accusés d’avoir organisé un tirage au sort au nom de l’entreprise.

Prétendant représenter le GAFA, des arnaqueurs incitent, par SMS, des utilisateurs à cliquer sur des liens qui n’ont, en réalité, aucun lien avec lui. Visiblement, les pratiques de ce genre sont devenues monnaie courante aux États-Unis. 771 rapports d’escroquerie concernant Amazon sont parvenus au Better Business Bureau en 2020.

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La Commission fédérale du commerce recommande aux mobinautes de se méfier des messages faisant miroiter de belles récompenses.

La chasse aux escrocs représente un défi de taille

Les 50 défendeurs attaqués en justice pourraient être amenés à comparaître devant le juge. Tel est d’ailleurs le but de la requête effectuée par Amazon.

Or, pour l’heure, la société ne détient aucune information sur l’identité des principaux intéressés. Seuls les noms de domaine créés pour accomplir les manœuvres frauduleuses sont connus. Quoi qu’il en soit, la société fait la différence entre les escrocs et les vendeurs auxquels ceux-ci sont affiliés.

Pendant que la Justice s’active à résoudre le problème, la firme fondée par Jeff Bezos se donne le temps de rechercher les fauteurs de trouble. Elle pourrait potentiellement se contenter d’une simple mise en garde pour que ces derniers cessent leur besogne. Dans ce dernier cas, les référents concernés n’auraient pas à se confronter au pouvoir judiciaire.

Une démarche bien rodée pour gagner la confiance des cibles ?

Amazon a appris que les personnes ciblées par les arnaqueurs recevaient des messages textuels leur annonçant l’obtention de cadeaux suite à un tirage au sort. Après avoir cliqué sur le lien indiqué dans les SMS en question, les consommateurs sont invités à répondre à un questionnaire douteux.

Ce dernier est ensuite transféré à des sites de vente en ligne qui n’ont établi aucun partenariat avec le leader américain du secteur.

La plainte déposée par la plateforme incontournable du commerce électronique mentionne que ses logos ont été utilisés pour tromper les destinataires des messages. Il énonce également que le design de son site a été copié. Kathy Sheehan, vice-présidente en charge des questions d’éthique, entend retrouver les responsables de ces abus. C’est ce que révèle un récent communiqué de presse.

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