Amazon épinglé pour vendre des contrefaçons

D’abord leader de la vente en ligne, Amazon s’est depuis largement diversifié. La société fondée par Jeff Bezos a conçu Alexa, meilleur assistant vocal du marché, et lancé une plate-forme de SVOD façon Netflix appelé Amazon Prime Vidéo – où il est désormais possible de louer ou acheter des programmes. Mais le plus gros des bénéfices d’Amazon vient évidemment de sa vente en ligne par où passent de nombreux professionnels. Et n’importe quel internaute attentif aura remarqué que se glissent parfois des produits à la limite de la légalité (pour ne pas parler de contrefaçons évidentes).

Et comme le rapporte le gouvernement américain, Amazon est considéré comme vendeur de contrefaçons.

Un colis provenant d'Amazon

Crédits Pixabay

Un titre peu honorable contre lequel se défend Amazon avec… un drôle d’argument.

Amazon pense que le gouvernement en veut à… Jeff Bezos

Drôle de défense pour Amazon. La société accusée de pratiquer l’évasion fiscale, tirer profit des données personnelles pour concevoir ses produits et payer le minimum ses employés (malgré des bénéfices records) est dans le collimateur de l’administration Trump.

Le gouvernement américain accuse Amazon de vendre des contrefaçons, ce à quoi l’entreprise répond qu’il s’agit d’un boycott de Jeff Bezos, son PDG. Un PDG dont la fortune est estimée à 139,9 milliards USD.

C’est dans un rapport à propos des lieux connus de ventes de contrefaçons et produits pirates que figure le nom d’Amazon. Un titre peu honorable pour la société également accusée d’avoir écrasé les plus petites entreprises avec une concurrence déloyale, notamment au niveau des prix. Les sites concernés sont ceux des l’Allemagne, de l’Angleterre, de l’Inde, du Canada ou encore… de la France. Un simple tour sur Amazon France permet de constater que oui, beaucoup de contrefaçons sont vendues par des vendeurs tiers sans que la société ne réagisse vraiment.

Le boycott de Jeff Bezos est-il réel ? Difficile de le dire. L’administration Trump s’est souvent illustré pour attaquer frontalement les multinationales qui ne respectent pas les règles selon elle, comme lorsqu’elle a invité Apple à ne plus fabriquer ses iPhone en Chine.

Reste également à savoir si Amazon réagira pour retirer son nom de cette liste très peu glorieuse.