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Amazon se joint à Facebook et Microsoft dans la lutte contre les deepfakes

En septembre dernier, Facebook avait annoncé le programme de défi DeepFake Detection Challenge, un défi consistant à développer le machine learning pour qu’il puisse détecter plus rapidement les deepfakes. À la clé, 10 millions de dollars pour les chercheurs et un ensemble de données complet d’ici décembre 2019. Toutefois, Facebook n’est pas le seul à travailler sur ce surprenant projet. La plateforme de réseautage est effectivement en collaboration avec Microsoft ainsi que des institutions universitaires comme Cornell Tech, le MIT ou encore l’Université d’Oxford.

Les deepfakes commencent effectivement à constituer un sérieux problème que cela soit au niveau des deepfakes pornographiques – des têtes de figures politiques ou de personnalités publiques sur le corps de stars du porno – ou des deepfakes politiques, des vidéos manipulées où l’on entend des propos déformés ou même non prononcés par des politiciens. La situation devient d’autant plus critique lorsqu’ils sont utilisés à l’approche des élections pour influencer le résultat des votes.

Cerveau

Crédits Pixabay

Prenant conscience de ce problème grandissant, les grandes entreprises technologiques s’unissent pour contrer ce phénomène.

Facebook et Microsoft ont ouvert le bal, ils sont rejoints par Google et Amazon

Google a effectivement publié une mine de vidéos deepfake en septembre 2019 afin d’aider les chercheurs à développer de nouvelles méthodes pour éliminer les faux contenus. Ce contenu s’ajoutera ainsi aux 5000 vidéos ajoutées récemment par Facebook pour lutter contre les deepfakes.

Amazon aussi a annoncé le dimanche 22 septembre 2019 qu’il allait se joindre à la partie en tant que « partenaire technique et membre du comité chargé de superviser le défi », selon les informations d’Engadget. Comme contribution, Amazon versera aux chercheurs 1 million de dollars de crédits promotionnels AWS (Amazon Web Services) au cours des deux prochaines années et il collabore également avec les partenaires DFDC pour explorer l’hébergement dans le cloud.

Mais d’autres plateformes numériques comme Tumblr ont également pris des mesures de leur côté pour lutter contre la propagation des deepfakes sur leur plateforme. Quant à savoir si ces initiatives seront suffisantes pour enrayer la propagation de ces contenus, c’est un tout autre débat. Pour l’instant, il semblerait que les mesures prises ne soient pas suffisantes puisque les deepfakes continuent de faire des émules sur la toile.