Amazon : Un organisme de surveillance européen enquête sur la manipulation des données personnelles collectées par Alexa

L’année dernière, l’Europe a introduit une nouvelle régulation concernant la protection de la vie privée appelée GDPR ou General Data Protection Regulation. De ce fait, toutes les entreprises qui manipulent les données de leurs clients en Europe doivent respecter les nouveaux règlements sous peine de payer de lourdes amendes.

Amazon fait partie des sociétés concernées par la GDRP puisque son assistant intelligent Alexa manipule des données privées des utilisateurs.

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Ces données sont obtenues par la compagnie lorsqu’Alexa procède à des enregistrements vocaux. Selon un rapport de Reuters, un organisme de surveillance du Luxembourg serait actuellement en train d’effectuer une enquête sur comment Amazon traite ces données personnelles.

Comme le quartier général d’Amazon en Europe est situé au Luxembourg, c’est pour cette raison qu’il appartient à ce pays de vérifier que l’entreprise américaine respecte bien la GDRP. Selon les informations, l’organisme luxembourgeois aurait demandé au géant de la distribution de lui fournir des informations sur Alexa.

Les revers des assistants intelligents

L’assistant intelligent Alexa est intégré dans de nombreux produits comme les téléphones et les haut-parleurs, et peut être utilisé pour contrôler presque tous les appareils connectés avec la voix.

Cependant, ces derniers temps, les assistants vocaux des grandes compagnies comme Amazon, Google ou Apple ont été beaucoup critiqués du fait qu’ils pouvaient être activés accidentellement et enregistrer des conversations privées.

Des révélations récentes ont aussi indiqué que les grandes entreprises utilisaient du personnel humain lors des contrôles qualité sur des échantillons d’enregistrement.  Ce genre de pratique inquiète les utilisateurs concernant la protection de leur vie privée.

Ce qu’en dit Amazon

Un porte-parole d’Amazon a indiqué à Reuters que l’entreprise laisse les usagers choisir s’ils désirent ou non que leurs conversations fassent partie des échantillons contrôlés par du personnel humain. Il s’agit en fait d’une option que le géant des médias vient d’introduire tout récemment, comme l’ont également fait Google et Apple.

Parlant de la nouvelle fonction, le porte-parole d’Amazon a déclaré que la compagnie prenait très au sérieux la question de la protection de la vie privée et vérifiait continuellement les procédures y afférentes.

L’entreprise de Jeff Bezos, via son représentant, a également indiqué qu’ils allaient mettre à jour les informations qu’ils fournissent aux utilisateurs pour que ces derniers soient au courant de leur manière de procéder. L’avenir nous dira si ces mesures seront suffisantes pour rassurer l’organisme du Luxembourg sur la manipulation des données par Alexa.

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