Amazon Web Services va ouvrir des datacenters en France

Amazon est connu pour sa boutique en ligne, mais le géant américain a considérablement étoffé son offre depuis la création de l’entreprise. Il a massivement investi sur le secteur de la lecture numérique ou même sur celui des technologies nomades, mais il a aussi lancé plusieurs services axés “cloud”, des services comme Amazon Web Services. Oui, et la firme vient de faire une annonce… inattendue. Elle va ouvrir trois datacenters en France.

Amazon Web Services, ou AWS pour les intimes, a été lancé officiellement en 2006 par un certain Andy Jassy. Elle porte plutôt bien son nom et cette division fournit ainsi des services en ligne à d’autres entreprises.

datacenters AWS

AWS va ouvrir trois datacenters en France.

AWS regroupe de nombreux services différents, bien entendu.

AWS va ouvrir trois datacenters en France, dans la région parisienne

Grâce à eux, les clients de la marque peuvent profiter d’un espace de stockage en ligne, ou même déployer un réseau virtuel privé basé sur les serveurs de l’entreprise. En marge, on trouve aussi du CDN, des systèmes de bases de données et même un système de facturation et de gestion de comptes pour les applications conçues avec AWS.

L’offre est plutôt complète, donc, mais elle nécessite aussi une infrastructure conséquente derrière. C’est précisément ce qui a poussé Amazon à ouvrir plusieurs datacenters différents à travers le monde.

Comme indiqué plus haut, l’entreprise de Jeff Bezos s’intéresse désormais à la France et elle compte ainsi ouvrir plusieurs centres de données sur le territoire. Pour l’heure, elle n’a pas donné de détails et elle s’est contentée d’évoquer la construction de trois sites différents en 2017, des sites qui seront situés dans la région parisienne.

Les sites ouvriront leurs portes en 2017

Où exactement ? Amazon n’a pas communiqué sur cette question. Pas encore du moins. Il faudra donc attendre le prochain communiqué pour en savoir un peu plus.

Il s’agit évidemment d’une très bonne nouvelle pour les clients français de la société puisque leurs données ne seront plus stockées à l’étranger. Cela veut aussi dire qu’il faut s’attendre à un gain de performance et à des accès plus rapides, avec un temps de latence plus court. Un point souligné par Werner Vogels et donc par l’actuel directeur de la technologie d’Amazon.

En attendant, il faut aussi rappeler que AWS représentait en 2015 environ 7 % du chiffre d’affaires de la société, et donc sa première source de profit. Ce détail est loin d’être anodin et il prouve finalement que le géant américain ne peut plus – et ne doit plus – se résumer par sa seule boutique en ligne.

En outre, AWS représentait à lui seul 31 % du marché mondial au second trimestre 2016. Il arrive donc en tête face à Microsoft (11 %), IMB (8 %) et Google (5 %). Impressionnant, n’est-ce pas ?