Amelia Earhart : une partie de l’épave de son avion enfin retrouvée ?

Les enquêteurs du projet Blue Angel pensent avoir découvert une partie de l’épave de l’avion d’Amelia Earhart au large des côtes de l’île de Buka, en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Treize années de recherches infructueuses ont passé. Jusqu’à présent, cette affaire fait l’objet de vives discussions.

Grâce à cette trouvaille, le mystère sur la disparition de la « Lockheed Electra 10E » pourrait enfin être résolu.

Earhart, âgée de trente-neuf ans, et son navigateur, Fred Noonan, ont été portés disparus alors qu’ils faisaient le tour du monde à bord d’un avion. En juillet 1937, les deux aviateurs n’ont plus donné aucun signe alors qu’ils partaient de Lae vers l’ile d’Howland, un territoire américain situé entre l’Australie et Hawaï, pour se ravitailler en carburant.

« L’épave de l’île de Buka se trouvait sur la trajectoire de vol d’Amelia et de Fred, cette zone n’a jamais été fouillée après leur disparition. Ce que nous avons trouvé correspond à l’avion avec lequel elle a volé», a déclaré William Snavely, directeur du projet Blue Angel.

Un nouvel espoir de résoudre le mystère

D’après une hypothèse, Amélia et son coéquipier seraient morts d’un naufrage après avoir atterri sur l’île isolée de Nikumaroro, à deux mille kilomètres des îles Marshall. Trois ans après leur disparition, environ treize os humains y ont été retrouvés. Richard Jantz, professeur d’anthropologie à l’université du Tennessee, a même attesté que ces ossements étaient les restes d’Earhart.

Cependant, une autre étude scientifique parue dans la revue Forensic Anthropology a remis le sujet sur le tapis. Celle-ci contredit l’analyse médico-légale de Jantz et conclut que les ossements appartenaient à un homme. Cette nouvelle hypothèse avance qu’Earhart aurait atteint l’atoll de Mili aux Îles Marshall après la panne de son appareil. Depuis, les plongeurs ont enquêté à plusieurs reprises sur ce site situé à environ trente mètres sous l’océan.

« Les données font toujours l’objet d’un examen de la part des experts, les rapports indiquent qu’un morceau de verre soulevé dans l’épave correspond au phare d’atterrissage du Lockheed Electra 10 », a indiqué l’équipe de Blue Angel dans un communiqué.

De son coté, Jill Meyers, pilote et ingénieur en aérospatiale au Blue Angel, a déclaré que « l’avion d’Amelia a subi des modifications spécifiques pour ce trajet, et certaines de ces modifications semblent avoir été vérifiées dans les débris trouvés ».

Des technologies plus avancées pour la prochaine expédition

Quatre-vingts ans plus tard, les chercheurs continuent d’enquêter sur la disparition de la première femme qui traversait seule l’Atlantique, en avion. Malheureusement, les restes, supposés leur appartenir, ont été expédiés aux iles Fidji et ont été perdus.

Snavely a déclaré que « pour le moment, il n’existe pas encore de preuve définitive sur l’avion d’Amelia ». L’équipe prévoit alors de lancer une autre expédition qui utilisera des technologies d’imageries plus avancées.

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