AnaCrim, le logiciel qui sert à résoudre les enquêtes

La Gendarmerie nationale vient de lever le voile sur son programme baptisé AnaCrim. Ce logiciel facilite le travail d’enquête. Il donne des indices fondamentaux à partir des données analysées. Il servirait, par exemple, à démanteler les réseaux trafiquant de drogues. La gendarmerie exploite l’outil depuis une dizaine d’années. Ce programme informatique est également utilisé par la Police nationale.

Plusieurs affaires ont déjà été traitées sur ce logiciel. Récemment, c’était celle « du petit Gregory ». Il s’agit d’une affaire ancienne, mais de nouveaux éléments ont été relevés par Anacrim.

Anacrim

Le logiciel est capable d’analyser des graphes et représente aussi un outil de communication entre les enquêteurs et les magistrats.

AnaCrim, un outil pour épauler les forces de l’ordre

Les analystes du Service Central de Renseignement Criminel (SCRC) en sont les principaux utilisateurs. Actuellement, AnaCrim est utilisé par quatre cents personnes chaque jour.

La lieutenante-colonelle Karine Lejeune qui est le porte-parole de la gendarmerie a indiqué que « Les analystes criminels travaillent sur AnaCrim dès qu’il s’agit de dossiers volumineux et complexes à réordonner et resituer dans le temps et l’espace, comme le sont typiquement les ‘cold cases’, ces dossiers qui tardent à être résolus. »

Sur certaines affaires, il faut attendre plusieurs pièces de conviction. « Dans le cas de l’affaire Grégory, cela a nécessité la reprise minutieuse de 12.000 procès-verbaux, des 2.000 lettres anonymes et des centaines de témoignages et d’auditions réalisées. » a ajouté la lieutenante-colonelle Karine Lejeune.

« Les événements datant d’il y a plus de 30 ans, le logiciel nous aide à opérer des recoupements sur plusieurs milliers de pièces. » a-t-elle poursuivi. AnaCrim est capable de traiter tout type d’enquête.

Un outil d’aide à l’enquête

« AnaCrim nous permet de soulever de nouvelles pistes à partir des indices existants, ou de prioriser les pistes déjà identifiéesPour la Gendarmerie nationale, c’est un outil numérique d’aide à l’enquête. » a affirmé Karine Lejeune.

En d’autres termes, la finalité du logiciel ne serait pas de supprimer le travail des policiers, mais plutôt de l’améliorer. Le général Olivier Kim a rappelé quAnaCrim ne serait rien sans intelligence humaine, le rôle des analystes a effectivement été fondamental.

Si l’intuition et l’expérience sont des qualités humaines parfois déterminantes lors d’enquête, l’aide du logiciel apporte une dimension rationnelle aux investigations.

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