Android risque de coûter cher à Google

Google se trouve depuis un moment dans le collimateur de l’Union Européenne. Elle reproche effectivement à la firme de privilégier ses propres applications sur Android, au détriment de celles des concurrents de la marque. Oui et elle s’apprêterait à passer à l’offensive et à infliger ainsi une lourde sanction à la marque, une sanction qui prendrait la forme d’une amende.

Comme chacun le sait, Android n’est pas la plateforme d’un constructeur. En réalité, c’est même tout le contraire puisque des dizaines d’acteurs différents l’utilisent.

Google UE

Google est encore et toujours dans le collimateur de l’Union Européenne.

L’Union Européenne n’a rien contre cet état de fait mais elle reproche à Google d’avoir passé des contrats spécifiques avec les constructeurs et les opérateurs afin de les pousser à pré-installer plusieurs applications de la marque sur leurs terminaux.

L’Union Européenne a Google dans son collimateur depuis un moment

Des applications comme Google Search, par exemple, ou même Gmail, Chrome, Maps, Drive ou encore Photos, pour ne citer que ces dernières. Selon Bruxelles, cette manière de faire n’est pas une bonne chose pour les consommateurs car elle les prive “d’un choix plus large d’applications et de services mobiles”.

En d’autres termes, ces accords porteraient atteinte à la concurrence et à la liberté de choix des consommateurs.

L’Union Européenne a donné plusieurs avertissements à la firme américaine mais elle a décidé de passer à la vitesse supérieure en lui envoyant une plainte officielle la semaine dernière, une plainte prenant la forme d’un document de 150 pages.

Selon des sources proches du dossier, ce dernier ne se contenterait pas d’énumérer les griefs, il proposerait aussi plusieurs pistes pour que Google rentre dans la légalité.

Une amende à la clé

Mais ce n’est pas le plus intéressant. Non car si l’entreprise ne rentre pas dans le rang, alors l’UE pourrait lui infliger une amende très salée, une amende correspondant à environ 10 % de son chiffre d’affaires mondial. Inutile de préciser que nous parlons ici de montants colossaux se chiffrant en plusieurs milliards de dollars.

Google, de son côté, estime que ces accusations ne sont pas fondées et il prend notamment pour exemple tous les forks dérivés de sa plateforme, des forks comme le très populaire CyanogenMod. Dans sa défense, il a aussi souvent évoqué Tizen mais les arguments avancés par la firme n’ont pas spécialement convaincu la Commission Européenne.

Et pour cause puisque cette dernière ne reproche pas à Google de bloquer les solutions concurrentes, mais plutôt d’empêcher qu’elles ne puissent se développer. La nuance est importante.