Ang Lee reste un éternel étudiant du 7ème art

Oscarisé à 68 ans, Ang Lee n’a rien perdu de sa fougue estudiantine. Le cinéaste taïwano-américain aborde chaque projet avec l’appétit d’apprendre d’un élève assidu. Une philosophie qu’il cultive depuis la Tisch School of la NYU.

Credits ZUMA PRESS / BESTIMAGE

C’est d’ailleurs à son alma mater new-yorkaise que le réalisateur de Brokeback Mountain et La Vie de Pi sera célébré le 8 Avril 2024. Il est question de l’honorer pour sa quête perpétuelle d’innovation et de remise en question.

Un hommage mérité aux racines d’un génie

C’est donc à son alma mater new-yorkaise que Lee recevra les honneurs lors du prestigieux Tisch Gala, aux côtés de l’acteur Corey Stoll et de la chanteuse Madison Love. Un juste retour aux sources pour celui qui considère sa carrière comme “la continuité de l’école“.

Cette humilité teintée d’autodérision n’a rien d’étonnant venant du créateur de chefs-d’œuvre tels que Brokeback Mountain et Tigre et Dragon. Derrière les louanges, Lee est resté ce passionné insatiable, constamment en quête de défis créatifs pour nourrir son appétit d’apprentissage.

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Les prémices d’une vision singulière

Il faut savoir que c’est dès son arrivée à la Tisch que le jeune Ang Lee, fraîchement débarqué de Taïwan, a montré les prémices de son talent visionnaire. Comme il le raconte, son premier contact a été nul autre que l’emblématique Spike Lee, croisé dans la salle d’équipement de l’école de cinéma new-yorkaise. “J’ai même travaillé sur son film de fin d’études, Joe’s Bed-Stuy Barbershop“, se remémore le réalisateur avec tendresse. Une expérience fondatrice qui, associée à l’exigence académique de la Tisch, l’a préparé aux sommets à venir.

L’art de sublimer les interprètes

Au fil des décennies, Ang Lee a développé un don unique pour mettre en valeur ses acteurs. Plutôt que de leur donner des directives strictes, il préfère les questionner, les pousser à réfléchir et à façonner eux-mêmes leurs personnages. “Cela les inspire et les fait simplement briller“, explique-t-il simplement, citant les jeunes révélations de films comme The Ice Storm et L’odyssée de Pi, fruits de collaborations avec d’excellents directeurs de casting.

Un explorateur visuel audacieux

Tout ceci étant dit, il faut ajouter que c’est peut-être sur le plan visuel et technologique qu’Ang Lee a le plus marqué le cinéma contemporain. Que ce soit en introduisant des effets spéciaux photoréalistes pour recréer des animaux dans L’Odyssée de Pi ou en expérimentant des cadences de prises de vues révolutionnaires pour certaines séquences de Gemini Man, le réalisateur n’a eu de cesse de repousser les frontières de son médium.

Une quête perpétuelle d’innovation qui, malgré tous les obstacles rencontrés, continue de le motiver aujourd’hui. “Si quelque chose, réaliser des films ne devient que plus difficile avec le temps“, admet-il avec le sourire malicieux d’une personne qui a encore tant à explorer.

L’insatiable curiosité d’un maître

Qu’il soit honoré ou non, Ang Lee restera à jamais l’étudiant assidu de la Tisch, toujours assoiffé de connaissances cinématographiques. Et c’est cette passion intacte, cette soif d’apprendre et de se réinventer constamment, qui font de lui un maître à part entière du 7ème art. Il représente sans conteste un modèle d’humilité et de remise en question pour toute une génération de cinéastes.

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