Angela Merkel aborde la question de la 5G

En ce qui concerne la 5G, l’Allemagne campe sur ses positions malgré les pressions des États-Unis pour exclure Huawei de sa liste de fournisseurs. En octobre 2019, Steffen Seibert, le porte-parole du gouvernement, avait indiqué que l’Allemagne ne prendrait pas « de mesures préventives visant à interdire un acteur. »

La réponse de l’Allemagne a suscité beaucoup de polémiques. Pour essayer de calmer le jeu, la chancelière Angela Merkel a tenu un discours de politique général devant les députés du Budestag, le 27 novembre 2019.

crédits Pixabay

Durant sa prise de parole, elle a évoqué l’importance de la mise en place de standards de sécurité plus élevés pour le développement de la 5G. Dans son discours, la chancelière a laissé entendre qu’elle n’était pas en faveur d’un bannissement total de Huawei, car cela risquait d’isoler l’Allemagne.

Angela Merkel veut impliquer l’Union européenne

Angela Merkel ne semble pas vouloir trancher sur la question de la 5G toute seule. Lors de son discours, elle a avancé l’idée que la gestion de la 5G devrait revenir à l’Union européenne. Selon elle, tous les pays membres de l’UE devraient voter en faveur de l’adoption d’une stratégie commune relative à la 5G.

Elle a également évoqué la possibilité de créer une agence de « certification européenne. » L’idée serait d’avoir une structure permettant d’arrivée à un standard commun de certification des composants de la 5G.

Revoir les critères de sécurité

Angela Merkel a réagi face à la pression américaine et a indiqué qu’il était effectivement indispensable d’adopter des critères de sécurité plus élevés pour la 5G. « Nous ne contestons pas le fait que nous avons besoin de sécurité élevée pour le développement du réseau 5G. » a-t-elle déclaré.

Pour ce qui est de l’avenir d’Huawei, Angela Merkel n’a pas donné d’avis tranché. D’après elle, l’Allemagne ne peut pas décider seule du bannissement ou non du constructeur chinois. Angela Merkel a, une fois de plus, insisté sur l’importance d’un accord commun entre les membres de l’UE.

« L’un des plus grands dangers que je vois est que chacun en Europe possède sa propre politique sur la Chine et qu’au bout du compte, nous envoyons des signaux complètement différents. Cela ne serait pas seulement désastreux pour la Chine mais aussi pour nous en Europe. » a-t-elle indiqué.

Mots-clés 5Gallemagnehuawei