AngelFace, l’appli qui utilise la reconnaissance faciale pour identifier les investisseurs en capital risque

La reconnaissance faciale est une technologie qui divise : si certains la trouvent pratique, d’autres s’en méfient. Les entrepreneurs Tosh Velaga et Igor Nefedov ont eu l’idée de l’utiliser pour développer et lancer une application mobile très particulière.

Baptisée « AngelFace », cette nouvelle appli est en effet capable de détecter le visage et repérer le profil des investisseurs en capital-risque à partir d’une simple photo. D’après les explications de Tosh Velaga, « il suffit de tenir son téléphone devant le visage de quelqu’un pendant une seconde. Ensuite, vous appuyez sur un bouton et son profil apparaîtra ».

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Pour ceux qui sont intéressés, l’application est d’ores et déjà disponible sur Google Play Store. On ne sait pas encore si elle débarquera sur iOS.

Trouver facilement des investisseurs en capital-risque

AngelFace est une appli vraiment très simple à utiliser. Pour savoir si une personne est un investisseur en capital-risque, il suffit en effet de capturer la photo d’un visage – quelques secondes suffisent – pour découvrir son profil. L’application dispose déjà dans sa base de données de plus de 1 000 photos d’investisseurs venant de Signal, de Google Image et différentes industries.

Cette nouvelle application se veut bénéfique pour les entrepreneurs à la recherche d’investisseurs pour financer leur projet de création d’entreprise ou soutenir leur développement.

Cependant pour l’instant, l’identification est limitée aux investisseurs en capital-risque dans la région de Baie de San Francisco.

Légalité de la technologie de reconnaissance faciale en Amérique

La technologie de la reconnaissance faciale est utilisée d’une part par les annonceurs et les entreprises de technologie et d’autre part par les autorités répressives. Ces deux utilisations présentent des risques d’atteinte aux droits de l’homme.

Ainsi, à San Francisco et Oakland, aux États-Unis, la loi prohibe l’utilisation du logiciel pour surveiller le public. L’Illinois limite son utilisation par un consentement affirmatif de l’utilisateur. Cependant, New York et San Diego n’interdisent pas cette pratique.

AngelFace devra ainsi faire ses preuves pour convaincre les utilisateurs, notamment les entrepreneurs et business-men, quant à son utilité et la sécurisation de ses données. Si le succès est au rendez-vous, l’application pourrait bien s’étendre dans d’autres régions, même si pour l’instant, son cadre juridique n’est pas encore clairement défini…

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