Anonymous : trois français ont été condamnés

Les Anonymous font beaucoup parler d’eux depuis qu’ils sont entrés en guerre contre Daesh mais les choses sont un peu différentes cette fois. Trois français membres du collectif ont effectivement été condamnés par le tribunal de Nancy à de la prison avec sursis. Attention cependant car cette décision n’a absolument aucun rapport avec les dernières actions menées par le groupe.

Si vous suivez l’actualité, alors vous savez sans doute que le collectif de hackers a lancé une vaste opération contre Daesh et l’Etat Islamique. Ils sont d’ailleurs parvenus à fermer une centaine de comptes affiliés aux terroristes et ils leur auraient même fait perdre 3 millions de dollars si l’on en croit ce qui se murmure dans certains milieux.

Condamnation Anonymous

Le tribunal de Nancy a condamné trois membres du collectif Anonymous.

Et ça, c’est sans parler des guides publiés par leurs soins.

La décision du tribunal de Nancy n’a rien à voir avec les dernières actions menées par les Anonymous

Oui, les Anonymous se sont engagés dans un véritable combat mais cette opération n’a aucun lien avec la décision du tribunal de Nancy.

Et pour cause puisque ces trois militants ont été poursuivis pour avoir attaqué plusieurs sites institutionnels et plus précisément celui de la région Lorraine et celui du conseil départemental de la Meuse et de l’Andra. Pourquoi avoir lancé une telle attaque ? Pour protester contre un projet visant à installer un site d’enfouissement de déchets nucléaires à proximité de la ville de Bure.

Le tribunal les a reconnu coupable d’avoir entravé le fonctionnement d’un système automatique de gestion de données et d’avoir en plus participé à un mouvement en bande organisée.

Cédric S., 36 ans, a été condamné à huit mois de prison avec sursis, contre quatre mois pour Loïc S., 20 ans, et David D., 41 ans. Leur matériel a aussi été confisqué et ils devront en plus dédommager la région Lorraine (6 000 €) et le conseil départemental de la Meuse (1 500 €) tout en versant un euro symbolique à l’Agence Nationale de Gestion des Déchets Radioactifs.

Me Emmanuel Pereira, l’avocat de David D., n’est pas content du verdict du tribunal. Il estime ainsi que les prévenus ont simplement recouru à “une nouvelle manière de manifester”. Et si on doit réellement poursuivre les hacktivistes, alors il faut en faire autant avec les routiers lorsqu’ils bloquent l’accès à une autoroute.

Il faut avouer que son raisonnement ne manque pas de sens. Maintenant, nos trois camarades ont tout de même eu de la chance dans leur malheur puisqu’ils étaient passibles de peines pouvant aller jusqu’à 10 ans de prison et 150 000 € d’amende.

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