Antarctique: Les chercheurs ont mis la main sur 8 nouvelles colonies de manchots dont on n’avait jamais entendu parler auparavant

Une récente découverte a révélé la présence de colonies de manchots empereurs (Aptenodytes forsteri) en Antarctique. Une trouvaille qui a pu se faire grâce à l’analyse d’images satellites montrant des tâches de déjection, provenant de plusieurs sites sur le continent glacé.

Ces nouvelles colonies, au nombre de 8 au total, se sont développées à l’abri de nos regards, selon les scientifiques qui ont fait cette découverte. Elles viennent compléter le recensement des manchots empereurs, qui comptent à présent 61 colonies inventoriées.

Une colonie de manchots empereurs

Photo de Siggy Nowak. Crédits Pixabay

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Outre ces 8 colonies, 3 autres qui avaient déjà été identifiées sur le terrain ont également été retrouvées grâce à ces images satellites. Pour la précision, 9 de ces 11 colonies sont localisées en périphérie de l’Antarctique, tandis que les 2 autres, contrairement à la majorité, se trouvent à l’intérieur des terres, à 180 km de la mer.

Une bonne nouvelle cachant une situation de déclin en Antarctique

« Même si c’est une bonne nouvelle que nous ayons découvert ces nouvelles colonies, les sites de reproduction sont localisés là où les modélisations suggèrent le probable déclin des manchots empereurs » indique le biologiste du British Antarctic Survey, Phil Trathan.

Avec le réchauffement climatique, le refuge polaire de ces grands oiseaux aquatiques décroît rapidement, limitant leurs chances de survie. En effet, la fonte rapide des glaces de l’Antarctique, réduit la superficie des territoires où les manchots empereurs territoire peuvent se reproduire, ce qui impacte la taille des colonies. Et la survie d’une colonie dépend beaucoup de sa taille.

D’ailleurs, une grande majorité des colonies de manchots empereurs sont déjà très réduites, les 8 nouvelles colonies découvertes incluses, et le contexte climatique actuel conduisent inévitablement vers leur déclin.

L’empreinte de l’homme sur l’environnement de nouveau sur la table

Selon des simulations réalisées par les chercheurs, si nous maintenons nos émissions de gaz à effet de serre à son niveau actuel, la masse de glace présente en Antarctique diminuera de moitié à l’horizon 2100.

Et même avec la découverte de ces 8 nouvelles colonies, la population de manchots empereurs de l’Antarctique n’aura en fait augmenté que de 5 à 10 % au maximum, soit environ 265 500 à 278 500 individus.

Pour information, plus le nombre d’individus appartenant à une colonie diminue, moins elle sera capable de se protéger du vent froid. Ce qui pose un réel problème lors de la saison de couvaison où la température descend jusqu’à -40 °C.

Et avec la diminution de la superficie des étendues glacées, en raison du réchauffement climatique, c’est mal parti pour nos chers amis à plumes de l’Antarctique.