Apple est dans le collimateur des régulateurs pour ses accords de non-divulgation

Les tensions montent entre les firmes technologiques et les législateurs. Récemment, on vous rapportait qu’Amazon s’était mis les législateurs à dos. Cette fois-ci, c’est au tour d’Apple de susciter leurs doutes et suspicions. L’affaire commença en septembre.

L’investisseur Nia Impact Capital avait déposé une proposition d’actionnaire appelant le conseil d’administration d’Apple à préparer un « rapport public évaluant les risques potentiels pour l’entreprise associés à son utilisation de clauses de dissimulation dans le contexte du harcèlement, de la discrimination et d’autres cas illégaux », rapporte Reuters.

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Cependant, Apple a déclaré en octobre à la Securities and Exchange Commission (SEC) des Etats-Unis qu’elle avait pour politique de ne pas utiliser de telles clauses.

Cette déclaration d’Apple a mis le feu aux poudres

En effet, Cher Scarlett, une ancienne employée d’Apple et résidente de Washington, a déposé une plainte contre Apple auprès de la SEC après avoir vu cette réponse d’Apple, témoignant que la firme à la pomme a fait des déclarations fausses et trompeuses au régulateur. Elle a également partagé des documents avec Nia Impact Capital.

Il faut savoir que Scarlett a joué un rôle de premier plan dans l’activisme des travailleurs. Elle a d’ailleurs contacté la sénatrice de l’Etat de Washington, Karen Keizer, pour sensibiliser à ce problème. Cette dénonciation de Scarlett a d’ailleurs inspiré un projet de loi dans l’Etat de Washington pour restreindre l’utilisation des accords de non-divulgation des entreprises dans le règlement des plaintes pour harcèlement et discrimination au travail.

Les accords de confidentialité empêchent les employés de dénoncer les harcèlements et discriminations qu’ils subissent

Par ailleurs, Chelsey Glasson, une ancienne employée de Google, a aussi poursuivi le géant de la recherche pour avoir été victime de discrimination liée à sa grossesse. Les actions de Cher Scarlett et de Chelsey Glasson ont contribué à inspirer Keizer à poursuivre le projet de loi.

La représentante Liz Berry plancherait également sur un projet de loi concernant ce même problème. Elle a déclaré dans un communiqué qu’ « aucun travailleur ne devrait être empêché de partager son histoire profondément personnelle de harcèlement ou de discrimination sur le lieu de travail simplement parce qu’il a signé un accord de confidentialité ».

De son côté, Amazon a simplement mentionné dans une déclaration que l’entreprise est « profondément engagée à créer et à maintenir un lieu de travail positif et inclusif »

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