Apple-Google, l’application de suivi des contacts déployée dans 23 pays

L’application de suivi de contact développée par Google et Apple est enfin là ! Le duo a en effet annoncé son déploiement sur Android et iOS dans près d’une vingtaine de pays, dont la Suisse, l’Allemagne, l’Irlande ou encore les Pays-Bas.

Il s’agit d’une bonne nouvelle, car l’API va permettre de limiter la propagation du Covid-19, surtout avec le déconfinement progressif qui s’effectue actuellement à travers le monde. Les utilisateurs pourront faire attention, et éviter d’entrer en contact avec les personnes malades.

(Crédits Pixabay)

Mais ce n’est pas sans contestation que cette appli a vu le jour. En effet, si elle est aujourd’hui utilisée dans plusieurs pays pour la surveillance de l’évolution de la maladie, certains gouvernements comme le Royaume-Uni restent encore sceptiques par rapport à sa fiabilité.

Comment ça marche ?

Nous avons affaire à une application de contact tracing (ou traçage de contacts) qui prévient les utilisateurs lorsqu’ils ont été contact avec une personne infectée par le Coronavirus. L’API fonctionne via Bluetooth et envoie des notifications d’alerte au Smartphone sur lequel elle est installée.

« Les personnes qui téléchargent volontairement l’appli transforment leurs téléphones en Bluetooth balises destinées à suivre si vous avez été en contact étroit avec une personne testée positive. »

L’application a été spécialement développée pour répondre aux besoins des organismes de santé, mais également aux attentes des particuliers qui tiennent à la confidentialité de leurs données personnelles. L’API nécessite en effet le consentement de l’utilisateur pour envoyer des notifications.

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La méfiance subsiste encore

Alors que les applications de suivi de contacts sont présentées comme une des meilleures solutions pour stopper la propagation du Coronavirus COVID-19, certains pointent du doigt les problèmes de confidentialité. Plusieurs faits peuvent le prouver : en Chine par exemple, l’appli nationale a permis aux informations personnelles des utilisateurs d’être piratées.

En Russie, l’appli mise en place par le gouvernement « a non seulement suivi l’emplacement d’un téléchargeur, mais également l’ensemble de son carnet d’adresses et de son appareil photo. »

Voilà pourquoi certains pays, tels que le Royaume-Uni, restent méfiants quant à l’utilisation de l’API Apple-Google qui pourrait présenter des failles. Le gouvernement britannique et les deux entreprises sont d’ailleurs en conflit concernant la centralisation et la décentralisation des données récoltées par l’application. L’affaire est donc à suivre de très près.

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