Apple ne veut plus du minage de cryptomonnaies sur ses OS

Apple a profité des suites de sa dernière conférence à destination des développeurs (tenue la semaine dernière) pour sortir sa grosse matraque et donner à un coup bien sec dans les tibias des applications et services recourant au minage de cryptomonnaies comme mode de rémunération.

C’était notamment le cas de Calendar 2, une application accessible gratuitement sous macOS qui se subventionnait en partie grâce au minage de cryptomonnaies. Pour débloquer l’ensemble des fonctionnalités du service, l’utilisateur avait le choix entre mettre la main au porte-feuille… ou autoriser le minage (de Monero) en arrière-plan sur sa machine. Pour rappel, Calendar 2 s’était vue supprimée de la boutique d’Apple après une brève polémique. On apprend aujourd’hui que ce genre de pratiques est désormais explicitement interdit par la firme de Cupertino, et ce quelque soit la plateforme (iOS, Watch OS, tvOS ou macOS).

A l’occasion de sa dernière WWDC, Apple a modifié les règles de développement des logiciels destinés à l’AppStore et au Mac App Store. Principal changement, le minage de cryptomonnaies est désormais banni.

Les développeurs sont donc prévenus, et suivre les nouvelles directives qu’Apple a listées dans son Apple Store Review Guideline est clairement dans leur intérêt. En cas de non-respect des règles imposées par la firme, c’est le ban assuré, avec à la clé l’impossibilité de proposer une application sur les différentes plateformes de distribution logicielles de la marque à la pomme.

Les Tables de la Loi d’Apple comprennent maintenant cinq nouvelles modalités

Détaillées par The Verge qui a épluché la longue liste des directives d’Apple, les nouveautés concernant le minage de cryptomonnaies sont au nombre de cinq. Les voici :

  • Apple autorise les porte-monnaie électroniques, tant qu’ils proviennent de développeurs qui sont liés à une structure de service.
  • Les seules applications de minage de cryptomonnaies autorisées sont celles qui minent en dehors de l’appareil. Dans le Cloud par exemple.
  • Les applications de paiement, d’échange ou de réception de monnaies virtuelles sont autorisées uniquement si elles sont elles-mêmes des plateformes d’échange.
  • Les applications permettant les Initial Coin Offering (méthode de levée de fonds), le BitCoin Future Trading ou encore les achats & ventes de titres, doivent obligatoirement dépendre de banques, d’entreprises et / ou d’organisations financières approuvées. Évidemment, elles doivent aussi être légales.
  • Les applications de cryptomonnaies ne peuvent offrir de la monnaie virtuelle en échange d’actions spécifiques comme le téléchargement d’autres services ou le boost de publications sur les réseaux sociaux.

Si l’ensemble de ces nouvelles règles muselle un peu plus l’utilisateur (et non, on ne fait décidément pas ce que l’on veut sur un appareil Apple), elles ont au moins le mérite de clarifier la position de la firme de Tim Cook sur la question du minage de cryptomonnaies. Une bonne chose en définitive.