Apple poursuivi… à cause de Telegram

Apple fait l’objet de nouvelles poursuites. Cette fois, aucun lien avec une histoire de brevets ou de monopole. La plainte est motivée par… la présence de Telegram sur l’AppStore. Une application qui, d’après les plaignants, serait devenue le berceau des suprémacistes blancs et néonazis.

Telegram a été lancé en 2013 et l’outil vient se positionner sur le marché des messageries sécurisées.

Crédits Pixabay

Tout comme WhatsApp, il permet donc à ses utilisateurs de dialoguer et d’échanger en toute sécurité grâce à un système de chiffrement robuste.

Telegram, un outil chiffré et robuste

Pour la petite histoire, il faut d’ailleurs signaler que c’est ce niveau de sécurisation élevé qui a poussé ses concepteurs à se lancer dans l’aventure. Telegram a en effet été créé par les frères Dourov, les fondateurs de VKontake, après que le gouvernement russe ait pris le contrôle de leur réseau social et l’ait utilisé pour espionner ses membres.

Les deux frères voulaient en effet donner naissance à une solution robuste et sur laquelle le FSB n’aurait aucun droit.

Toujours est-il que Telegram a rencontré un franc succès depuis et la solution est désormais utilisée par de nombreuses personnes à travers le monde ; encore plus depuis que WhatsApp s’est emmêlé les pieds dans le tapis avec ses nouvelles conditions d’utilisation.

Une plainte déposée… contre Apple

Mais ce succès semble aussi avoir de sérieux revers, du moins si l’on en croit la plainte déposée par la Coalitation for a Safer Web.

Cette dernière reproche en effet à Apple d’offrir un accès direct sur Telegram, une application jugée dangereuse par ses détracteurs. D’après la plainte en question, la solution de messagerie serait devenue le berceau de l’extrémisme et elle serait ainsi fréquentée par des groupes prônant la suprématie blanche, mais également par des néonazis.

L’association accuse donc Apple de contribuer à promouvoir la haine en laissant l’outil accessible sur l’AppStore. Google fera bien entendu l’objet d’une plainte similaire.

Il faut tout de même noter que la plainte tombe à point nommé. Apple a en effet claqué récemment la porte au nez de Parler, une application de réseau social très en vogue chez l’extrême droite et les complotistes.

Quant à Telegram, ce n’est pas non plus la première fois que l’outil défraye la chronique. En 2015, suite aux attentats, la presse française avait fait remarquer que l’application était très utilisée chez les djihadistes. Suite à ces révélations, son équipe avait fait le ménage et supprimer des canaux publics en lien avec l’Etat islamiste.

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