Apple sollicité par le FBI pour déverrouiller les iPhone de l’auteur d’une fusillade

C’est une fusillade qui avait beaucoup fait parler à la fin de l’année 2019. Mohammed Saeed Alshamrani, militaire d’origine saoudienne en entraînement à la base de Pensacola en Californie, avait ouvert le feu, tuant trois marins américains. L’homme a alors été abattu par les forces de l’ordre, provoquant un grand désordre politique face à cette attaque sur les terres américaines. Mais même si l’auteur est désormais décédé, le FBI cherche de nouvelles informations sur les smartphones de ce dernier. Seul hic : il s’agit d’un iPhone, dont le niveau de protection élevé leur donne bien des difficultés.

Le FBI a donc décidé de solliciter Apple pour déverrouiller les deux iPhone de Mohammed Saeed Alshamrani.

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Malheureusement, la firme de Cupertino semble dans l’incapacité d’aider le FBI !

Un niveau de protection trop élevé, même pour Apple

Comme l’explique NBC News, c’est cette semaine qu’Apple a été contacté par le FBI pour déverrouiller les deux iPhone du tireur Mohammed Saeed Alshamrani. Ces derniers reposent sur une protection via mot de passe, et non Face ID, que l’agence gouvernementale n’arrive pas à trouver malgré les moyens mis en oeuvre.

Mais problème, même Apple ne peut pas déverrouiller les smartphones face à la sécurité accrue du système d’exploitation iOS. Une impasse qui n’est pas sans rappeler le conflit qui avait opposé le FBI et la firme de Cupertino, qui a ce moment refusait de donner l’accès à certains iPhone.

Mais dans le cadre de cette enquête, Apple souhaiterait vraiment aider le FBI et l’explique chez NBC News en précisant “avoir le plus grand respect pour les forces de l’ordre avec lesquels nous travaillons toujours en coopération pour prêter main-forte lors des enquêtes”.

La firme explique avoir déjà aidé l’agence gouvernementale au moment de l’affaire “nous leur avons donné toutes les données que nous possédions et continuerons à leur venir en aide”.

Pour rappel, les forces de l’ordre se reposaient auparavant sur le boîtier GrayKey en 2018. Un boîtier coûteux mais permettant de forcer le mot de passe d’un iPhone. Face à cette technologie, Apple avait déployé un correctif rendant cette machine inutilisable. La firme semble vouloir préserver sa philosophie de protection des données privées, qu’importe les situations compliquées que cela peut entraîner dans certains cas.

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