Après avoir scanné 10 millions d’étoiles, les astronomes n’ont toujours pas trouvé de signes de technologie extraterrestre

Des astronomes se sont récemment intéressés à une portion du cosmos, plus précisément à  quelque 10,3 millions d’étoiles situées dans la constellation de Vela. Leur but étant de dénicher des “techno-signatures”, des signaux provenant d’éventuelles civilisations extraterrestres qui seraient présentes dans cette partie de l’univers, dans le cadre d’un projet SETI.

Mais voilà, après 17 bonnes heures à écouter les signaux provenant de la zone, ils n’ont pas trouvé grand-chose qui pourrait être assimilé à des signaux aliens. Et ce, malgré l’utilisation d’un réseau de 4 096 radiotélescopes du Murchison Widefield Array, une installation dédiée à l’astronomie implantée dans le désert ouest australien.

Un homme éclairant le ciel

Crédits Pixabay

Selon Chenoa Tremblay, astrophysicienne au CSIRO, la constellation de Vela et la zone environnante sont cependant une région du cosmos très intéressante pour espérer mettre la main sur de tels signaux.

Mais après avoir passé en revue quelques millions d’étoiles présentes dans la zone, force est de constater que les aliens n’ont toujours pas montré le bout de leurs nez (s’ils en ont bien sûr).

C’est comme essayer de retrouver quelque chose dans l’océan

D’après ces astronomes, la région de la constellation de Vela présente des conditions idéales pour la formation de nouvelles étoiles parce qu’elle abrite de nombreuses étoiles mortes ou qui ont explosé. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle ils ont pensé à l’observer pour y rechercher des signes de vie extraterrestre, en marge des recherches concernant le cycle de vie des étoiles.

Cependant, se mettre en quête de tels indices suppose que les extraterrestres en question disposent de technologies similaires aux nôtres, précise Tremblay. Pour autant, on n’est pas sûr que c’est bien le cas, même si une vie intelligente a pu se développer ailleurs, ajoute-t-elle.

Ainsi, malgré les heures passées à scruter la région et ses quelques millions d’étoiles, Tremblay et Stephen Tingay, l’autre auteur de ces travaux de recherche, n’ont rien trouvé. Pour eux, c’est “comme essayer de retrouver quelque chose dans l’océan”, sauf que l’étude s’est seulement consacrée à un volume équivalant à l’eau d’une piscine.

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Nos chercheurs ne comptent toutefois pas en rester là et projettent déjà de s’attaquer à d’autres régions de l’univers pour espérer trouver des signaux extraterrestres. Pour ce faire, se baser sur les conclusions d’autres disciplines de recherche afin de conjuguer les efforts pour la détection de la vie ailleurs est l’option la plus prometteuse.

D’autant qu’apparemment, seulement 0,04 % des systèmes stellaires seraient capables d’héberger des civilisations extraterrestres que nous pourrions détecter.

Les conclusions de ces astronomes sont parues dans Publications of the Astronomical Society of Australia.