Après Bond 25, l’agent 007 serait incarné par une femme noire

La nouvelle semble sérieuse : une actrice noire devrait ainsi jouer 007 dans le vingt-sixième film James Bond. Lashana Lynch, c’est son nom, ne sera pas pour autant la « nouvelle James Bond », mais une agente qui récupérera son fameux numéro après son départ des services secrets britanniques.

On les entend, en premier lieu dans un coin de notre tête, ces voix s’insurgeant qu’à notre ère, on puisse encore pointer le genre et une couleur de peau comme des éléments déterminants. Rappelons que dans le cas de James Bond, on parle tout de même d’une franchise dont le personnage principal se définit vestimentairement parlant par un smoking.

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Qui plus est, sur les vingt-quatre films sortis jusqu’ici, toutes les incarnations de James Bond ont été masculines, et blanches. Quand le Daily Mail Online écrit donc que le prochain 007 sera Lashana Lynch, une actrice jamaïcaine noire, le(s) changement(s) en apparente prévision saute(ent) clairement aux yeux.

Lashana Lynch, nouvelle 007 ? Alerte aux éventuels divulgâchages

Avant de poursuivre, précisons que parmi les éléments qui vont suivre dans les prochains paragraphes pourront résider d’éventuels « spoilers » (ou divulgâchages, le verbe vient de faire son entrée dans le Petit Larousse) du film qui fera suite à Bond 25.

Prudence de tous les côtés donc, en gardant à l’esprit que ces possibles fuites pourront être contrecarrées par une réécriture du scénario.

Dans ce vingt-sixième film James Bond, on devrait voir ce dernier profiter de sa retraite en Jamaïque. Le devoir l’appellera toutefois à se présenter une énième fois devant M. Sauf que son fameux 007 va être attribué à un autre agent. Une source du tabloïd mentionne une scène au début du film où M prononce la réplique « Entrez 007 » et où Lashana Lynch apparaît alors.

Comme si elle avait parcouru le brouillon du scénario sans en perdre une miette, la source poursuit : « Évidemment, Bond est sexuellement attiré par la nouvelle 007 et tente de la séduire de sa manière habituelle, mais se montre déconcerté quand il se rend compte que ses efforts n’ont aucun effet sur une brillante jeune femme noire qui lève les yeux au ciel et n’a aucun intérêt à finir dans son lit. En tout cas pas au début [de l’intrigue]. »

À compter de ce long-métrage, il ne devrait d’ailleurs plus être question de « James Bond girls », mais de « James Bond women », affirmant un peu plus une apparente volonté de cocher toutes les cases d’une production certifiée 100% #MeToo. Des changements que l’on sera tenté d’attribuer à Phoebe Waller-Bridge, l’une des scénaristes du film qui s’est exprimée sur ce point de manière globale :

« On a beaucoup parlé de la pertinence de Bond par rapport à son identité et à la manière dont il traite les femmes. Je pense que c’est du n’importe quoi. Je crois qu’il est absolument pertinent maintenant. [La franchise] doit juste grandir. Elle doit juste évoluer et l’important est que le film traite correctement les femmes. [James Bond] n’a pas à le faire. Il doit rester fidèle à son personnage. »