Aqua-Fi, le WiFi sous l’eau

Internet est devenu un outil incontournable qui connecte des dizaines de milliards d’appareils à travers le monde. Mais même si de nombreux câbles du réseau passent sous les océans, nous avons encore du mal à nous connecter au Web sous l’eau.

Mais grâce à une nouvelle technologie d’Internet aquatique, les plongeurs pourraient bientôt être en mesure de transmettre instantanément des données depuis le dessous de la mer jusqu’à la surface.

Une photo symbolisant la profondeur des océans

Photo de Blaque X provenant de Pexels

Une solution pour l’internet haut débit sous l’eau

D’après Basem Shihada, principal créateur de la technologie, baptisée Aqua-Fi, l’Internet sans fil sous la mer permettra aux plongeurs de communiquer autrement qu’avec les signaux manuels et de transmettre des données en direct à la surface.

En fait, la communication sous-marine est possible à travers trois moyens : les signaux radio, acoustiques et lumineux. Toutefois, les signaux radio ne peuvent transporter des données que sur de courtes distances, tandis que les signaux acoustiques peuvent parcourir de longues distances, mais avec un débit de données très limité. Reste la lumière visible qui peut transporter de nombreuses données sur de très longues distances. Le problème c’est que les faisceaux lumineux étant très étroits, il faut impérativement une ligne de vue claire entre les émetteurs et les récepteurs pour que cela puisse fonctionner.

Grâce à son système sous-marin sans fil Aqua-Fi, l’équipe de Shihada est parvenue à créer un wifi sous l’eau qui prend en charge les services Internet comme l’envoi de messages multimédias en passant par la lumière LED ou laser. En effet, les LED sont parfaites pour communication à courte distance et à faible énergie, tandis que les lasers peuvent transporter des données plus loin, mais nécessitent plus de puissance.

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Quelques obstacles encore à surmonter avant d’utiliser l’Aqua-Fi

Avant de pouvoir mettre l’Aqua-Fi véritablement en service, les chercheurs doivent encore surmonter quelques obstacles. Selon Shihada, il faut notamment trouver des composants électroniques plus rapides pour améliorer la qualité de la liaison et la portée de transmission de l’Aqua-Fi.

De plus, dans des eaux en mouvement constant, il faut que le faisceau lumineux reste parfaitement aligné avec le récepteur pour assurer un débit fluide et rapide. L’équipe envisage d’utiliser un récepteur sphérique qui pourra capturer la lumière sous tous les angles.

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