Arianespace a mis en orbite un satellite espion pour le compte de la France

Arianespace a clôturé l’année en beauté. En effet, le 29 décembre 2020, il s’est chargé de la mise en orbite du satellite d’observation militaire CSO-2 (Composante Spatiale Optique 2) pour le compte de la France. Le lancement de cet engin spatial s’est fait grâce à une fusée Soyouz depuis le port spatial de l’Europe, en Guyane française.

Le CSO-2 est le deuxième des trois satellites de la constellation CSO. Il a été placé à une orbite basse de 480 km d’altitude. Le lancement du CSO-2 survient deux ans après celui du CSO-1 qui se trouve à une orbite de 800 km. Son déploiement a été couronné de succès.

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Une fois en place, la constellation CSO devra fournir des informations géospatiales de haute résolution aux forces armées françaises.

Des capacités de surveillance décuplées

La constellation CSO ne sera entièrement déployée qu’en 2021. Lorsqu’elle sera opérationnelle, elle devrait décupler les capacités de surveillance de la France et « permettre des images de reconnaissance et d’identification d’une précision jamais égalée. » Arianespace s’est félicité de la réussite de cette mission à travers un communiqué.

« Avec ce nouveau lancement au service de la défense française et des besoins capacitaires de plusieurs pays partenaires, Arianespace garantit une fois de plus à la France et à l’Europe un accès autonome à l’espace, priorité stratégique », lit-on.

Il s’agissait du dixième et dernier lancement de l’année 2020 réalisé par la société française.

Une meilleure résolution d’images

Le CSO succède aux systèmes Hélios 1 et 2. La France compte beaucoup sur cette constellation. En effet, elle devra « répondre aux besoins opérationnels français en matière de renseignement et de veille stratégique mondiale, de connaissance de l’environnement géographique et d’appui aux opérations. »

Il est à noter que le CSO-2 a été lancé pour le compte du Centre National d’Etudes Spatiales (CNES) et de la Direction générale de l’armement (DGA) au profit de l’Etat-major des Armées. Grâce à ce satellite, ils pourront acquérir des images « à extrêmement haute résolution dans les domaines visibles et infrarouges, par temps clair, diurne ou nocturne. » Le CSO-2 permet aussi une variété de modes de prise de vues « pouvant satisfaire au maximum les besoins opérationnels. »

Hervé Derrey, le PDG de Thales Alenia Space, l’entreprise qui a conçu l’instrument optique qui équipe ce satellite, l’a présenté comme « l’appareil photo le plus puissant jamais construit en Europe. »