Assassin’s Creed Odyssey : Selon des employés, Ubisoft pense qu’une héroïne ne fait pas vendre

Assassin’s Creed est l’une des licences les plus lucratives de studio Ubisoft. Une franchise qui aura connu de nombreux épisodes, dont un par an à un certain moment, jusqu’à saturation des joueurs. Depuis, Assassin’s Creed a pris une nouvelle direction, proposant des éléments venus du RPG, comme un arbre de compétences et une barre de vie pour les ennemis, un scénario aux choix multiples, etc. Sans oublier que dans Assassin’s Creed Odyssey (et prochainement Assassin’s Creed Valhalla), il est possible de choisir d’incarner une femme ou un homme. Un choix qui a beaucoup fait parler dans les couloirs d’Ubisoft, selon Jason Schreier pour Bloomberg.

Le journaliste, à l’origine de nombreuses enquêtes de fond, révèle qu’Ubisoft n’était pas partant à l’idée de permettre d’incarner une femme, uniquement.

Crédit : Ubisoft

Selon des employés ayant bossé sur le jeu, Ubisoft pensait qu’une héroïne ne serait pas vendeuse.

Une décision motivée par Serge Hascoët, accusé de harcèlement sexuel

Ubisoft avait fait parler, voilà plusieurs mois, en éludant l’absence du personnage féminin principal dans la campagne marketing d’Assassin’s Creed Valhalla. Lors de l’interview, le cadre interrogé avait tout simplement décidé d’éviter la question. Aujourd’hui, le célèbre Jason Schreier revient sur une affaire similaire, cette fois-ci concernant Assassin’s Creed Odyssey. Les équipes d’Ubisoft souhaitaient, après plusieurs jeux mettant en scène un homme, proposer de jouer uniquement une femme, par défaut.

Une envie des équipes d’Ubisoft balayée d’un revers de la main par Serge Hascoët, directeur créatif, faisant place au choix entre un personnage féminin et un masculin dans Assassin’s Creed Odyssey. Précisons que Serge Hascoët ne travaille désormais plus dans l’entreprise après avoir démissionné, il y a plusieurs jours. L’homme, sans doute poussé vers la sortie, a été épinglé pour harcèlement sexuel et comportement toxique lors de plusieurs enquêtes menées par des confrères, suite auxquelles le PDG d’Ubisoft a décidé d’une restructuration de l’entreprise.

Et comme l’explique Jason Schreier, Serge Hascoët, en plus de l’équipe marketing, avait jugé à l’époque du développement d’Assassin’s Creed Odyssey qu’une femme en tant qu’héroïne ne ferait jamais vendre.

Une décision qui prête à sourire, lorsque l’on connaît le succès de Ellie (The Last of Us), Lara Croft (Tomb Raider), Jill Valentine (Resident Evil), Jade (Beyond Good and Evil… d’Ubisoft), Clémentine (The Walking Dead de Telltale), Samus Aran (Metroid Prime)… Pour ne citer que ces héroïnes.