Astroscale prévoit de procéder à un test de nettoyage de débris spatiaux en 2024

Le mois dernier, l’entreprise Astroscale avait essayé d’attraper un débris spatial simulé en orbite. Maintenant, on sait qu’elle prévoit un test d’un tout autre niveau vers la fin de l’année 2024. Il s’agira de lancer en orbite un appareil capable de capturer les débris spatiaux.

Afin de mener à bien cette future mission, Astroscale, qui est basée à Tokyo, a signé un partenariat avec la société OneWeb qui est un fournisseur de services Internet par satellite. La mission a été baptisée ELSA-M ou « End-of-Life Service by Astroscale-M », et l’objectif est de « fournir plus tard un service d’enlèvement de débris spatiaux pour les opérateurs de satellites ». Il s’agit d’une mission test qui a l’appui de l’European Space Agency (ESA) et de l’U.K. Space Agency. Ces deux agences ont fourni au total une somme de 14,8 millions d’euros.

ELSA-d
Crédits Astroscale

D’après John Auburn, directeur général d’Astroscale, l’engin spatial qui sera envoyé en orbite va démontrer « les capacités de l’entreprise à rejoindre, capturer et désorbiter en se servant de la constellation en taille réelle d’un client ». Il a ajouté qu’ils avaient comme plans de lancer leurs services destinés aux opérateurs de satellites après la démonstration de désorbitation. Leur vision est de vulgariser le nettoyage des débris spatiaux d’ici 2030.

Un chemin difficile

L’enlèvement des débris spatiaux consiste à capturer et à désorbiter plusieurs satellites se trouvant en orbite basse. Il s’agira de satellites qui n’auront plus de carburant ou qui ne fonctionneront plus à cause d’une avarie.

En mars 2021, Astroscale avait déjà lancé une mission de démonstration dénommée ELSA-d. Au cours de cette mission, l’entreprise a testé la technologie de poursuite et de capture en utilisant une pièce simulée de débris spatial. En mai, la mission a été suspendue à cause de « conditions anormales au niveau de l’engin spatial ».

Malgré cette suspension, l’engin a réussi à démontrer le passage de la navigation absolue, c’est-à-dire en utilisant les commandes au sol et des capteurs GPS, vers la navigation relative. Cette dernière permet des déplacements autonomes en se basant sur les systèmes de bord.

En janvier, des « anomalies techniques » avaient aussi provoqué la suspension de la tentative d’approche. Cette fois-là, 4 des 8 propulseurs de l’appareil étaient défectueux.

Un contrat rallongé

Ce nouveau contrat signé entre Astroscale et OneWeb est en fait une extension du contrat qui avait été signé par les deux parties en 2021. Dans ce premier contrat, les deux entreprises s’engageaient à travailler ensemble sur la technologie d’enlèvement de débris spatiaux.

De nos jours, les méga-constellations de satellites comme celles d’OneWeb et de SpaceX représentent un nouveau problème de sécurité spatiale. Il est ainsi plus que nécessaire de trouver un moyen de « nettoyer » l’orbite de tous les éléments hors-service pour réduire les risques de collisions. La technologie d’Astroscale pourrait devenir une pièce maîtresse pour permettre d’assurer la sécurité en orbite au cours des années qui viennent.

SOURCE: Space.com

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