Atlas, le robot de Boston Dynamics, franchit un nouveau cap

Atlas fait de nouveau parler de lui. Ce robot bipède imaginé par Boston Dynamics en 2013 vient en effet de recevoir une mise à jour salutaire, une mise à jour se traduisant par une amélioration de son équilibre et de ses facultés de déplacement. Ce qui n’est pas sans soulever de nombreuses questions, par ailleurs.

Avant cette mise à jour, le robot savait déjà marcher, porter des objets légers et endurer les petits chocs. Aujourd’hui, il est capable de se balader sur un sol irrégulier, caillouteux ou accidenté. Il peut également réaliser de petits sauts. L’une de ces machines bipèdes avait d’ailleurs pu tenir sur une planche de deux centimètres de large durant 22 secondes.

Atlas équilibriste

Atlas est désormais capable de se déplacer plus facilement, même en terrain accidenté.

Atlas joue maintenant à l’apprenti équilibriste, mais sa nouvelle aptitude est en fait due à de simples ajouts de logiciels.

Atlas : de nouveaux algorithmes développés par IHMC

Le mérite de l’exploit est surtout attribué à l’université de Floride grâce à son Institute for Human & Machine Cognition (IHMC). Il s’agit littéralement d’un institut pour la connaissance de l’homme et de la machine. L’IHMC a, en effet, amélioré les algorithmes qui gèrent les moteurs des articulations et des capteurs.

Couplés aux oreilles internes installées sur la machine depuis 2014, ces nouveaux algorithmes ont permis à Atlas d’améliorer grandement son équilibre et donc de se déplacer sur des terrains encore plus accidentés.

Comme l’institut le souligne lui-même, « si de grandes avancées ont été faites en robotique, les robots ne peuvent toujours pas aller aux mêmes endroits que les hommes ». C’est précisément ce qui a poussé ces chercheurs à travailler sur ce surprenant projet.

Des inventions qui ne rassurent pas toujours

Les améliorations apportées à Atlas soulèvent évidemment de nombreuses questions. Les robots sont de plus en plus perfectionnés et ils pourraient à terme représenter une menace pour notre propre espèce.

D’autant que le secteur de l’intelligence artificielle est lui aussi en plein essor. Google lui-même a considérablement investi sur ce secteur, avec succès. Les systèmes élaborés par DeepMind tendent de plus en plus à surpasser leurs propres créateurs et de nombreux scientifiques tels l’incontournable Stephen Hawking ont tiré à plusieurs reprises la sonnette d’alarme.

En soi, l’évolution scientifique et technologique n’a rien de condamnable. Cependant, elles ne sont pas neutres parce que promues par des entreprises privées. Et certaines de ces technologies engagent inévitablement la liberté des clients finaux, et donc du grand public.