Attentat de Christchurch : quand Mark Zuckerberg se dit pour la réglementation des contenus partagés sur Facebook

Quelques semaines après les attentats de Christchurch, Mark Zuckerberg sort enfin de son silence. Le patron de Facebook a publié une lettre dans laquelle il appelle les gouvernements et autres organismes à renforcer la réglementation concernant les contenus publiés sur la plateforme.

Rappelons que Facebook avait fait l’objet de nombreuses critiques pour son rôle (involontaire) dans le partage de la vidéo du massacre de Christchurch. Malgré tous ses efforts, le réseau social n’avait pas réussi à empêcher le clip de se propager sur le site et devenir complètement viral sur Internet.

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Mark Zuckerberg a publié la fameuse lettre le samedi 30 mars dernier sur sa page Facebook, mais aussi sur le Washington Post.

Renforcer la législation

Dans sa lettre, Mark Zuckerberg admet que les plateformes comme Facebook ont de lourdes responsabilités du fait qu’ils hébergent et contrôlent une importante collection d’informations et de données : « Les législateurs me disent souvent que nous avons trop de pouvoir sur la parole, et je suis franchement d’accord avec cela. » D’où la mise en place d’une réglementation plus stricte.

C’est ainsi que Zuckerberg appelle à une surveillance externe accrue dans quatre domaines clés qui sont 1) le contenu préjudiciable, 2) l’intégrité électorale, 3) la protection de la vie privée et 4) la portabilité des données.

Le milliardaire encourage particulièrement à ce que soit renforcée la législation sur la manipulation électorale et la publicité politique.

Facebook peut s’améliorer seul

La lettre de Zuckerberg suggère que « des organismes tiers établissent des normes régissant la distribution de contenu préjudiciable et évaluent les entreprises par rapport à ces normes […] La réglementation pourrait définir les bases de ce qui est interdit et obliger les entreprises à mettre en place des systèmes permettant de limiter au maximum le contenu préjudiciable. »

À le lire, c’est comme si Facebook ne pouvait rien faire pour renforcer lui-même la réglementation des contenus partagés sur sa plateforme, alors que c’est parfaitement possible.

Il pourrait commencer par être plus ferme vis-à-vis de ses utilisateurs. Prenons exemple sur le cas d’Alex Jones : à la suite d’une infraction grave, le célèbre théoricien du complot Infowars avait été bloqué de Facebook… mais pas d’Instagram où il a pu continuer à publier en toute impunité. Où est la logique quand on sait que les deux plateformes appartiennent à la même entreprise ?

C’est donc en agissant que Zuckerberg pourra convaincre les autorités de réglementation que lui et sa plateforme font réellement de gros efforts pour changer et améliorer les choses.

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