Attention, en participant au « Zoom bombing », on peut vous arrêter, vous coller une amende ou même vous emprisonner

Ces dernières semaines, le service de téléconférence Zoom a beaucoup fait parler de lui. En effet, cette période de confinement mondial imputable à la pandémie de COVID-19 est devenue un tremplin pour l’entreprise pour se faire sa place. Cependant, différents rapports mettant en cause des soucis au niveau de la confidentialité des données circulent, nuisant à sa réputation.

De plus, depuis un certain temps, une vague de piratages visant les réunions Zoom est apparue, le fameux « Zoombombing ». Si certains participants au Zoombombing se limitent à écouter les conversations, d’autres diffusent des images pornographiques ou des menaces de mort lors de ces téléconférences.

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Mais il faut savoir qu’il s’agit d’un crime et à ce titre, passible de sanctions légales. Face à cela, le Ministère de la Justice américaine a déclaré que ce genre de mauvaise plaisanterie est passible d’amende, d’arrestation, ou même d’emprisonnement.

Le Zoombombing a touché toutes sortes de réunions, y compris des réunions gouvernementales

Au cours des deux dernières semaines, les Zoombombers se sont introduits dans des téléconférences d’Alcooliques anonymes, de télé-enseignements, d’entreprises, et même d’agences gouvernementales locales.

Durant ces téléconférences, même si les pirates informatiques se limitent souvent à l’écoute des discussions, il arrive souvent que ces derniers remplacent le fond par une image obscène ou de la propagande raciste.

La semaine dernière, ces derniers n’ont pas hésité à s’introduire dans deux réunions gouvernementales, dont celle du Canton de Grosse Île et celle du Detroit Water Department.

Le Zoombombing n’a cessé de prendre de l’ampleur depuis deux semaines

Tout d’abord, il est important de noter que pour s’introduire dans diverses réunions Zoom afin de les perturber, les pirates se servent de différents réseaux sociaux, dont Twitter ou Reddit. Et ils encouragent les internautes à y participer depuis ces mêmes réseaux sociaux ou forums. Raison pour laquelle ce genre de mauvaise plaisanterie a connu un boom ces deux dernières semaines.

D’ailleurs, le code d’accès permettant d’accéder à une réunion Zoom étant une combinaison de 10 chiffres, il est facile de le briser avec des bots automatisés et les farceurs de mauvais goût arrivent à facilement à s’y introduire.

Suite à cela, les autorités ont décidé de prendre les mesures nécessaires. En effet, le 30 mars dernier, le FBI a lancé une alerte, invitant les entreprises à renforcer la sécurité de leurs réunions Zoom afin d’éviter ce genre d’incident.

Le procureur des États-Unis, Matthew Schneider, n’est pas resté sans réaction face au Zoombombing. Pour mettre ces mauvais plaisantins en garde, ce dernier a déclaré : « Vous pensez que le Zoombombing est drôle ? Voyons à quel point c’est drôle après votre arrestation ».

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