Au Canada, un amateur a découvert une nouvelle aurore boréale

En 2015, Eric Donovan, un enseignant-chercheur à l’université de Calgary, Canada, a découvert des photos d’aurores boréales à l’aspect très surprenant. Ces dernières ne ressemblaient pas aux aurores boréales que les scientifiques avaient l’habitude d’observer.

Elles présentaient des traînées de lumière aux tons violets, très différentes des phénomènes atmosphériques étudiés par les scientifiques du département de physique et d’astronomie de l’université dans laquelle enseigne Eric Donovan.

À travers le groupe Facebook « Alberta Aurora Chasers », Eric Donovan a regroupé des scientifiques et des chasseurs d’aurores boréales pour chercher une explication a sa découverte. Avec l’aide de sa collègue de la NASA Elizabeth McDonald, il a lancé le projet Aurorasaurus, un site de collaboration entre amateurs et scientifiques sur les aurores boréales. La communauté qu’ils ont formée a décidé d’appeler l’étrange aurore boréale, Steve.

Avec l’aide des scientifiques de la NASA et de l’ESA, on a maintenant une explication sur la formation et l’aspect particulier de cette aurore boréale.

Un ruban violet

Steve est une aurore boréale qui se différencie par sa forme de ruban mesurant environ 25 km et sa couleur violette. Les images de cette aurore boréale ont été capturées il y a quelques années par le groupe de chasseurs d’aurore boréale d’Alberta.

Les chasseurs d’aurores boréales ont été interpellés par l’étroit ruban de lumière violette entouré de barres verticales vertes qui ressemblent à des piquets de clôture. Après avoir photographié Steve, ils ont transmis les images à Eric Donovan, et la suite de l’histoire nous la connaissons déjà.

Steve révèle son secret

Eric Donovan a sollicité l’aide de l’ESA et de la NASA pour essayer d’expliquer ce phénomène. L’ESA a utilisé le SWARM, une constellation de trois minisatellites, pour étudier le champ magnétique terrestre et découvrir comment s’est formé Steve. Les recherches menées par le SWARM ont été fructueuses.

Les scientifiques ont donc pu découvrir que Steve apparaissait grâce à l’interaction entre les particules chargées du vent solaire et la haute atmosphère. Elle est aussi liée au « subauroral ion drift » qui sont des courants de particules apparaissant durant l’une des phases d’une sous-tempêtes aurorale.

Une étude conduite par Elizabeth McDonald et Eric Donovan concernant les résultats de ces recherches a été publiée le 14 mars 2018 dans la revue Sciences Advances.

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