Au Japon, des mamies en basket livrent des ramens pour Uber Eats

Qui l’eût cru ? Au Japon, les personnes âgées travaillent comme livreur pour le compte d’Uber Eats. Plus étonnant encore, la plupart sont des femmes et elles effectuent les livraisons à pied ! Les plats de nouilles au ramen sont ainsi livrés par de gentilles mémés en baskets.

La réalité c’est qu’entre le chômage et le vieillissement de la population, les Japonais ne font pas les difficiles en matière d’emploi. Pour les séniors, travailler en tant que livreur pour Uber Eats leur permet de faire d’une pierre deux coups : faire de l’exercice tout en se faisant un peu d’argent.

nouille ramen

Crédit photo PIXABAY

Du côté d’Uber Eats, la situation semble tout à fait normale. De passage au pays du Soleil levant, le PDG d’Uber, Dara Khosrowshahi, a même souligné l’importance du marché japonais pour la filiale qui prévoit d’ailleurs de renforcer ses effectifs pour 2020.

Uber Eats Japon, les affaires marchent bien

Si le service de covoiturage est strictement interdit au Japon, Uber a trouvé le moyen de faire de bonnes affaires dans le pays grâce à Uber Eats. Actuellement, plus de 10 000 restaurants et 15 000 livreurs font partie du réseau de distribution de l’enseigne. Mais ce n’est pas tout, car cette dernière est également présente dans une dizaine de villes.

Et bien que pour le moment, seuls 15 % des Japonais aient recours aux services d’Uber Eats, contre 70 % aux États-Unis, ce n’est que le début, car d’après Dara Khosrowshahi, Uber Eats compte bien étendre son empire au pays du Soleil Levant.

Uber va recruter davantage au Japon

Lors d’un entretien avec le média Bloomberg, Dara Khosrowshahi a indiqué qu’en 2020, Uber Eats prévoyait d’augmenter de 30 % l’effectif de ses employés travaillant à plein temps au Japon. Bien évidemment, cette nouvelle disposition affectera divers domaines, dont la gestion et la vente. À noter aussi que ces chiffres évoqués par la PDG d’Uber ne représentent qu’une infime partie des employés d’Uber Eats à travers le monde.

Dara Khosrowshahi a également profité de son passage à Tokyo pour rencontrer Masayoshi Son, le PDG et fondateur de Soft Bank qui, rappelons-le, détient 13 % des actions d’Uber Eats (environ 9,8 milliards de dollars). Leur conversation s’est essentiellement portée sur les stratégies de croissance de la société, ainsi que de son avenir florissant au Japon.

Un avenir dont les mamies nipponnes et leurs baskets comptent bien faire partie !

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