Au Japon, il existe une application pour se protéger des prédateurs sexuels

Le Japon est réputé pour ses excentricités et cette nouvelle application s’inscrit parfaitement dans cette tendance. Mimamotchi a effectivement été développé pour aider les femmes et les enfants à se protéger des délinquants sexuels. Comment ? Grâce à un modèle statistique assorti d’un zeste de géolocalisation.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, cet outil n’a pas été développé par un obscur studio de développement. Il a en effet été élaboré par la préfecture de police de Fukuako, une préfecture située sur l’île de Kyushu.

Mimamutchi

Au Japon, les autorités ont lancé une application afin d’aider les utilisateurs à se protéger des agressions sexuelles.

Prête depuis la fin de l’année dernière, elle a commencé à être distribuée par les autorités au début de l’année. Totalement gratuite, elle est uniquement disponible sur Android pour le moment.

Mimamotchi, une application développée par les autorités

Mimamotchi est extrêmement simple à utiliser. En lançant l’application, l’utilisateur verra s’afficher sa position sur une carte similaire à celle de Google Maps. L’outil affichera ensuite en rouge les zones où ont été commis des crimes sexuels. La coloration sera nuancée. Les endroits les plus touchés par ce type de crime seront ainsi affichés en rouge foncé.

Mais ce n’est pas tout. S’il le désire, l’utilisateur pourra également configurer un système d’alertes pour être tenu au courant lorsqu’il entre dans une zone où un crime a eu lieu.

Pour éviter de crouler sous les notifications, il aura aussi la possibilité de configurer finement les alertes pour les restreindre à certains délits ou à certains crimes. En parallèle, il pourra aussi définir le rayon pris en compte par l’application.

Mimamotchi n’a pas uniquement un rôle consultatif. L’application intègre en effet une fonction d’alarme. En cas de problème, il suffira ainsi de tapoter rapidement sur l’écran pour prévenir la police et demander l’aide d’une patrouille.

Une fonction d’alerte

Masako Tsuru, un des instigateurs du projet, a travaillé en étroite collaboration avec les étudiants de la préfecture pour enrichir l’outil. L’idée de la carte vient d’ailleurs des élèves. À la base, les autorités étaient effectivement parties sur de simples alertes.

Pour l’heure, cette application ne fonctionne que dans la préfecture de Fukuoka. Si l’essai porte ses fruits, elle sera peut-être étendue aux autres préfectures du pays dans un avenir proche.

Et en France, alors ? Il existe aussi des outils de ce genre. Alma Guirao, par exemple, a lancé une application afin de lutter contre le harcèlement de rue : HandAway. Elle ne va pas aussi loin que Mimamotchi, mais elle est soutenue par de nombreuses instances et notamment par la SNCF, la RATP, l’Île-de-France et la Mairie de Paris.

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