Aurait-on retrouvé le lieu d’un miracle présumé de Jésus ?

L’histoire de la femme hémorragique est l’une des plus connues de la Bible. Ce miracle réalisé par Jésus est relaté dans trois Evangiles. Cette histoire concerne une femme qui souffrait d’une perte de sang depuis douze ans et qui a été guérie en touchant seulement le bord du vêtement de Jésus.

Aujourd’hui, des chercheurs de l’Université d’Haïfa pensent avoir trouvé le lieu où ce miracle a eu lieu. Il se serait produit dans une ancienne église datant de l’époque byzantine qui s’érige sur les ruines d’un temple dédié au dieu Pan, se trouvant dans l’ancienne ville de Banias, qui a été renommée Césarée de Philippe.

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Si les hypothèses des archéologues sont vérifiées, ce lieu pourrait avoir une grande importance pour la communauté chrétienne.

Un lieu de commémoration

Adi Erlich, archéologue au sein de l’Université d’Haïfa, a indiqué qu’elle avait d’abord douté de la nature de cette découverte :

« Lorsque les fouilles ont commencé fin août, nous nous attendions à trouver un temple romain. »

D’après les experts, un temple dédié au culte du dieu Pan a été érigé sur place vers l’an – 20, avant d’être remplacé par une église chrétienne. L’historien Eusèbe de Césarée a indiqué dans ses écrits que la femme hémorragique avait construit une statue commémorative dans cette église après avoir été guérie pour rendre gloire à Jésus.

Cette statue aurait ensuite été détruite. Ses morceaux ont été transformés en reliques. Selon Adi Erlich, tous les éléments retrouvés sur place portent à croire qu’il s’agit bien de l’église où a lieu le miracle de Jésus.

« Nous pensons que l’église que nous avons découverte est celle où s’est passé le miracle. Il y a une autre église qui a été découverte il y a environ 30 ans de l’autre côté de la falaise, mais notre petite église s’apparente plus à un mémorial qu’à une basilique dédiée aux services. »

Les découvertes s’enchaînent

Adi Erlich a ajouté que cette église représente ce qu’on appelle « la continuité du sacré. » Cela implique la transformation du « lieu saint d’une religion en celui d’une autre. »

« Quand la religion chrétienne est montée en puissance, ses fidèles n’ont pas cherché un nouveau lieu pour édifier leur église : ils ont converti un site païen en un site chrétien. »

Sur place, les archéologues ont également découvert une pierre datant d’environ 400 ans après J.-C. Elle était gravée de plusieurs croix. La présence de ces gravures a conforté les chercheurs dans leur idée.

« On a été surpris, mais les motifs de croix n’ont laissé aucun doute : une deuxième église se dressait dans cette ville », a déclaré Adi Erlich

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