Aurous est déjà dans le collimateur des ayant-droits

Aurous a pas mal fait parler de lui au fil de ces dernières semaines et cela n’a rien de surprenant car il se présente un peu comme le Popcorn Time de la musique en ligne. Sur le papier, c’est plutôt prometteur mais la solution n’est visiblement pas du goût de tout le monde car elle est déjà dans le collimateur de la RIAA.

Si ces quatre lettres ne vous parlent pas du tout, c’est normal car elles font référence à une association américaine, la fameuse Recording Industry Association of America.

Aurous et RIAA

Aurous et la RIAA ne sont pas copains. Et en même temps, le contraire aurait été étonnant, pas vrai ?

Comme son nom l’indique plutôt bien, elle est chargée de défendre les intérêts de l’industrie du disque sur le sol américain et elle a donc en horreur les vilains pirates.

Aurous propose la même chose que Popcorn Time, mais pour la musique

Je ne sais pas si vous avez lu mon précédent article sur le sujet mais Aurous se présente à la base comme un simple logiciel servant d’interface entre l’internaute et tous les MP3 qui trainent dans les recoins sombres des internets mondiaux.

Il faut d’ailleurs savoir qu’il ne s’appuie pas sur BitTorrent pour fonctionner mais sur des services comme Pleer ou VK. Résultat des courses, le contenu est assez limité et tous les artistes ne répondent pas à l’appel. Loin de là, même.

Pour le reste, l’outil fait bien les choses car il a droit à une interface très plaisante et à toutes les fonctions habituelles. L’utilisateur pourra lancer des recherches et créer ses listes de lecture comme il le ferait avec n’importe quelle solution.

Mieux, le client est aussi disponible sur les trois principales plateformes du marché et donc sur Windows, OS X et Linux.

Bon, et la RIAA, alors ? Comme prévu, l’association n’aime pas beaucoup Aurous et elle a décidé de lâcher ses avocats sur le concepteur de la solution. Mieux, elle demande aussi plusieurs millions de dollars à titre de dédommagements.

En marge, ses avocats font pression sur les registres de domaine et sur les sociétés d’hébergement pour qu’ils ajoutent la solution sur leur liste noire personnelle.

Cela va sans doute vous paraître un peu étrange mais son créateur n’est pas impressionné le moins du monde. Pour lui, ces poursuites sont sans fondement.

Reste à savoir si les tribunaux lui donneront raison.

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