Australie : les petits éditeurs ont un allié de poids pour conclure des accords avec Google et Facebook

A la fin du mois d’octobre, la Commission australienne de la concurrence et de la consommation (ACCC) a autorisé un organisme représentant 261 stations de radio à négocier un accord sur le contenu. A la suite à cette autorisation, la Minderoo Foundation s’est manifestée. Cette organisation philanthropique appartient à Andrew Forrest, président de Fortescue Metals Group et actuellement l’homme le plus riche d’Australie.

Andrew Forrest a effectivement déclaré que la Minderoo Foundation va chercher un accord de négociation collective pour les petits éditeurs australiens afin que ces derniers puissent conclure des accords de licence avec Google et Facebook.

Google
©antbphotos/123RF.COM

Plus précisément, cette organisation philanthropique va parrainer 18 petits éditeurs australiens et les représentera devant l’ACCC afin de mener ensemble des négociations sans enfreindre les lois sur la concurrence, rapporte Reuters.

Facebook serait réticent à prendre les appels des petits éditeurs

Cette annonce a été chaleureusement accueillie par les éditeurs qui n’ont pas pu conclure d’accord avec Google et Facebook, ou par Facebook uniquement. Mais l’influence d’Andrew Forrest pourrait changer la donne. En effet, depuis le mois de mars, l’Australie a adopté une loi qui oblige Google et Facebook à négocier avec les éditeurs australiens pour le contenu qui génère du trafic et de la publicité sur leurs sites Web.

Pourtant, si la plupart des grands médias australiens n’ont pas eu de mal à conclure des accords avec les deux géants de la technologie, ce n’est pas le cas pour les petits éditeurs. Ces derniers ont particulièrement reproché à Facebook sa réticence à répondre à leurs appels.

Google affirme discuter avec les éditeurs de toutes tailles

Par ailleurs, certains médias ont pu conclure des accords avec Google mais pas avec Facebook. C’est le cas, par exemple, de la chaîne de télévision SBS et The Conversation, qui publie des commentaires sur des articles scientifiques écrits par des universitaires. Cette réticence de Facebook a également été relevé par Rod Sims, le président de l’ACCC.

En tout cas, la législation actuelle permet au gouvernement australien de fixer des frais si les négociations entre les géants de la technologie et les éditeurs échouent. Mais le problème, c’est que les éditeurs rejetés n’ont actuellement que peu de recours et attendent que le gouvernement révise la loi en mars 2022. De leur côté, Google affirme discuter avec les éditeurs « de toutes tailles » tandis que Facebook se défend en déclarant qu’il a soutenu les petits éditeurs indépendants depuis longtemps.

Mots-clés facebookgoogle