Autisme : une IRM pour détecter les symptômes avant l’âge d’un an

D’après les études faites par une équipe de chercheurs américains, il serait possible d’identifier les enfants touchés par l’autisme grâce à des examens IRM ou Imagerie par résonance magnétique. Les diagnostics pourront même être faits avant l’âge d’un an, c’est-à-dire avant l’apparition des premiers signes cliniques de ce trouble. Ce qui permettrait d’envisager rapidement des traitements adaptés et assurer le développement de thérapies préventives.

La recherche s’est principalement basée sur 148 enfants dont 106 présentaient une implication importante de facteurs génétiques et 42 un faible risque familial. Les médecins ont suivi de près le développement de chaque enfant participant à cette étude afin de déterminer s’ils étaient touchés par cette pathologie.

IRM Autisme

Tout au long des études, les chercheurs ont associé l’IRM cérébrale à des algorithmes mathématiques pour affiner leurs analyses. Ces travaux sont publiés dans la revue Nature.

Des résultats fiables à 90%

En principe, chez les enfants autistes, la taille et le volume du cerveau ont une taille supérieure comparée à ceux des enfants normaux. Pour mesurer le risque pour l’enfant de devenir autiste, les chercheurs ont pratiqué des modélisations mathématiques.

En se basant sur les résultats de l’IRM, le sexe de l’enfant et ses antécédents familiaux, ils ont réussi à déterminer avec un taux de précision de 90% si celui-ci risquait de développer une forme d’autisme à l’âge de deux ans.

Les tests ont démontré que ceux qui étaient frappés par l’autisme présentaient une hyperexpansion de la surface corticale entre 6 à 12 mois comparativement aux autres enfants.

Des thérapies préventives

Cette méthode d’analyse constitue une véritable aubaine pour les jeunes patients. Elle ne permet pas seulement de diagnostiquer l’autisme, elle permet aussi de prévoir plus tôt si un enfant peut développer des troubles autistiques. Il est donc possible de mettre en place des interventions thérapeutiques précoces.

Le cerveau des enfants bénéficie en effet d’une grande plasticité et c’est précisément ce qu’a tenu à souligner Charles Laïdi lors d’une interview donnée au Figaro. En intervenant au plus tôt, il serait donc possible de limiter les déficits sociaux induits par l’autisme.

Il faut d’ailleurs noter que cette pathologie n’est pas facile à comprendre. Elle se présente en effet sous diverses formes et les symptômes peuvent en outre évoluer grandement au cours de la vie.

Mots-clés médecinesanté