Autoblow a lancé un sextoy boosté à l’IA pour proposer « des fellations parfaites »

En 2008, un inventeur du nom de Brian Sloan avait lancé une campagne de financement participatif pour la création d’un jouet sexuel appelé « Autoblow ». Le sex-toy en question devait simuler mécaniquement le sexe oral. Le projet a rencontré un immense succès.

Au fil des années, le modèle a évolué. La quatrième génération est boostée à l’intelligence artificielle. Selon le concepteur, le produit serait capable d’offrir la « pipe parfaite » aux utilisateurs.

sexy

Crédits Pixabay

L’Autoblow AI a reçu un financement de plus d’un demi-million de dollars. Le dispositif se présente sous la forme d’un boîtier en forme de poire. Sa taille avoisine celle d’une console de jeu vidéo. L’appareil est capable de simuler, de manière aléatoire, 90 options de fellation.

Le nouveau sex-toy est disponible en précommande sur le site d’Autoblow. Pour se le procurer, il faudra débourser environ 259 dollars.

Neuf modèles de fellation et dix modes d’utilisation

Afin d’alimenter l’algorithme, les concepteurs de Autoblow AI ont rassemblé des données recueillies par un groupe de personnes en Serbie.

Les volontaires ont visionné des séquences de pornographie sur Pornhub en exécutant un plug-in de navigateur personnalisé, durant des heures. Ils avaient pour mission de suivre le mouvement de glissement du phallus numérique par le curseur. L’analyse des données a généré neuf « modèles de fellation préprogrammés ».

L’appareil est muni de quatre boutons : Pause, Augmenter l’intensité, Diminuer l’intensité et un bouton de mise sous tension. Ce dernier permet de lancer le dispositif. Il sert également à défiler dix différents modes d’utilisation. Ainsi, le rythme et l’intensité de la séance de masturbation dépendent des réglages.

Une fellation aléatoire pour créer l’effet de surprise

Néanmoins, l’Autoblow AI n’a pas été conçu pour personnaliser la fellation en fonction des préférences exactes de l’utilisateur. L’IA se contente de simuler une fellation en combinant les neuf modèles de fellation avec les dix modes d’utilisation. Elle le fait de manière aléatoire. D’après Brian Sloan, cela crée l’effet de surprise, ce qui manquerait chez les robots sexuels. Néanmoins, afin d’éviter les risques de blessure, la machine a été conçue pour générer une intensité plus ou moins progressive ou régressive.

Le dispositif n’est pas muni d’une batterie. Ainsi, pour l’utiliser, il faut être à proximité d’une prise de courant pour pouvoir le brancher. Il faut également utiliser un lubrifiant à base d’eau. Ensuite, il ne reste plus qu’à insérer le phallus dans le boîtier et appuyer sur le bouton de démarrage.

Sloan reconnait que ce sex-toy est encore trop simpliste, peu sexy, et ne répond pas tout à fait aux besoins individuels. Il pense qu’il faudrait encore six à sept ans pour le perfectionner.

Mots-clés autoblownsfysextoy