L’autopsie alien de 1947 passe au NFT

L’autopsie alien de 1947 a marqué toute une génération et elle a sans doute pour beaucoup contribué à la popularité du mythe autour de la Zone 51 et de la ville de Roswell. Une popularité qui semble avoir un prix. Une image de la vidéo va en effet être proposée aux enchères, sous forme de NFT.

L’histoire commence le 4 juillet 1947, date à laquelle un appareil s’est écrasé près de la ville de Roswell au Nouveau-Mexique.

La photo d'un alien
Crédits Unsplash

A l’époque, Walter Haut, un lieutenant occupant le poste de porte-parole de la RAAF, avait commencé par évoquer un disque volant non identifié. L’armée américaine avait ensuite rectifié le tir en parlant d’un ballon-sonde d’un nouveau genre.

Une histoire qui débute en 1947, près de Roswell

Reste que l’événement a marqué l’histoire de l’ufologie. Certains le voient en effet comme la preuve irréfutable que notre planète a déjà reçu la visite d’une civilisation extraterrestre. Une théorie que tout le monde ne partage cependant pas, et ce même au sein des ufologues.

Toujours est-il que ce crash a pris une toute nouvelle tournure en 1993 lorsqu’un producteur londonien du nom de Ray Santilli a prétendu posséder le film de l’autopsie du corps d’un extraterrestre tué dans le crash, un film obtenu auprès d’un caméraman militaire.

A l’époque, ces déclarations n’avaient pas connu d’écho particulier, mais tout a changé deux ans plus tard en 1995 lorsqu’une dépêche de l’AFP a évoqué un mystérieux film tourné cinquante ans plus tôt et montrant l’autopsie d’un extraterrestre. Un extraterrestre tué… après l’accident d’un vaisseau spatial.

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Un film qui a tourné à travers le monde, et sur TF1

L’incident de Roswell est alors revenu sous les feux des projecteurs.

En France, TF1 s’est rapidement emparée de l’affaire et la chaîne a ainsi commercialisé une VHS baptisée “L’extraterrestre de Roswell”, avant de remettre le couvert en présentant dans un documentaire animé par Jacques Pradel des séquences issues du film de Santilli.

Une affaire particulièrement lucrative pour le réalisateur londonien. D’après un article publié à l’époque par Libération, le film aurait été vendu à 27 pays pour un montant total de 30 millions de francs.

Mais voilà, en 2005, Santilli a reconnu que le film était faux et que l’alien disséqué avait en réalité été fabriqué par John Humphreys. La BBC avait d’ailleurs consacré un article sur le sujet. Deux ans plus tard, la Warner a diffusé un reportage revenant sur la mystification, et notamment sur la manière dont avait été créée la fausse créature.

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Et maintenant, une vente aux enchères pour une image du film

Toujours est-il que ce film a eu un impact sur toute une génération. Il a même contribué à populariser l’ufologie, à un point tel que de nombreux films et de nombreuses séries n’ont pu s’empêcher de le citer.

Et à présent, le moment semble être venu de franchir un nouveau cap.

Une image de ce fameux film a en effet été proposée aux enchères sous la forme d’un NFT, et donc d’un jeton non fongible. L’acheteur qui fera la plus grosse proposition acquerra ainsi une chaîne de code unique vérifiant la validité de l’image du film, mais aussi une image tirée du faux film.

La vente est organisée sur Rarible, une plateforme entièrement consacrée à ce type d’enchères. Du moins elle l’était. La première vente a en effet valu au site de subir une attaque DDoS, ce qui l’a contraint à l’annuler. Elle vient cependant d’être relancée, avec une mise minimale de 540 wETH.

A noter que le créateur de la vente n’est autre que Ray Santilli.